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ONU: des élus sahraouis marocains clouent le bec au polisario (vidéos)
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Lors de la quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations Unies, les élus sahraouis ont réfuté, mardi, les allégations des représentants du polisario lors d’une réunion très houleuse.
La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième commission) de l’Assemblée générale des Nations Unies a entendu, lors de sa dernière session, des députés et des élus des provinces du sud, à savoir le président de la commune d’Es-Semara, Moulay Brahim Chérif et le Président du Conseil Communal de Dakhla, Erragheb Hormatollah.
L’élu d’Es-Semara a affirmé dans son intervention que les larmes de crocodile versées par les représentants du Polisario devant les institutions onusiennes sont évidentes et n’ont plus d’effet sur personne. Il a appelé à une réflexion sur leurs positions pour le bien de leur intérêt et celui de leurs proches dans les camps de Tindouf, et avant tout pour l’intérêt de notre pays.
Moulay Brahim Chérif a ajouté, devant la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, qu’en tant qu’élu légitime représentant la population locale, les autorités publiques marocaines tendent la main à la paix et proposent des solutions permettant de faciliter le rapprochement et de se débarrasser des héritages du passé, malgré leurs aspects douloureux, pour entamer un nouveau chapitre entre les familles, les amis et les voisins.
Dans ce sillage, Moulay Brahim Cherif a indiqué que le Maroc avait présenté un plan d’autonomie qui accorde aux provinces sahariennes une autonomie élargie, donnant aux habitants de la région des prérogatives importantes pour gérer leurs affaires eux-mêmes, dans le cadre de la souveraineté marocaine.
«Cette proposition vise à résoudre ce problème et à éviter des tensions et une instabilité dans la région», a-t-il dit, notant : «l’initiative marocaine, qualifiée de sérieuse et crédible par le Conseil de sécurité, (…) donne aux habitants de la région des pouvoirs étendus pour gérer leurs affaires eux-mêmes, dans le cadre de la souveraineté nationale du Maroc et de son intégrité territoriale», a t-il précisé.
Qualifiant l’initiative de «sage», Moulay Ibrahim Cherif a déclaré qu’elle ne vise pas seulement à atteindre un développement durable dans la région, mais constitue également une solution «pacifique et démocratique » pour résoudre le conflit régional autour du Sahara marocain, par le biais d’institutions représentatives dotées de compétences effectives et exécutives, ainsi que de moyens humains et financiers capables de réussir la gestion locale.»
Légitimité électorale
Pour sa part, le président du Conseil communal de Dakhla, Erragheb Hormatollah, a rappelé qu’il dirige la deuxième plus grande ville du Sahara marocain à la suite de son élection «par des milliers de citoyens lors d’élections libres et transparentes ayant connu un taux de participation de 76%, soit le plus important taux dans toutes les régions du Maroc.
Hormatollah a mentionné, dans cette veine, que «toutes les provinces du sud avaient enregistré les taux de participation les plus élevés lors des dernières élections au Maroc (2021)», affirmant que la légitimité électorale lui conférait «le droit de parler au nom de la population devant les Nations Unies».
Le maire de Dakhla a insisté sur le fait que le Polisario ne possède aucun droit ni légitimité pour parler au nom des Sahraouis vivant dans le Sud marocain, déclarant: «Depuis des décennies, nous voyons les mêmes visages qui se relaient à la tête du polisario, comme c’est le cas dans les dictatures».
L’élu sahraoui a fait allusion à la main mise algérienne sur la décision des sahraouis de Tindouf notant que «le pouvoir de décision du polisario se trouve ailleurs ». «Ceux qui s’adressent à la Quatrième Commission ne sont pas de véritables représentants de la population sahraouie », a-t-il, poursuivi.
Hormatollah a confirmé que le polisario ne le représentait pas, ni ceux qui l’ont élu, ajoutant que le polisario ne représente que lui-même et n’a pas la légitimité de parler au nom de la population du Sahara marocain.
