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Sonko apaise les tensions: «Les relations Maroc–Sénégal dépassent les émotions sportives» (vidéo)
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Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a affirmé lundi que les incidents ponctuels, notamment dans le domaine sportif, ne doivent en aucun cas être exagérés ni instrumentalisés.
Lors de son intervention à l’occasion de la 15ᵉ session de la Grande commission mixte de partenariat Maroc–Sénégal, tenue à Rabat ce lundi 26 janvier, Ousmane Sonko a qualifié les incidents liés à la finale de la CAN 2025 de simples «débordements émotionnels» liés à l’enthousiasme et à la passion sportive, et non de fissures politiques ou culturelles entre les deux pays et entre leurs peuples frères. Il a insisté sur le fait que, malgré la charge émotionnelle qu’ils peuvent susciter, ces incidents demeurent marginaux face à la profondeur et à la solidité des relations bilatérales.
Des liens historiques et solides
Ousmane Sonko a souligné que la coopération entre le Maroc et le Sénégal dépasse largement les gouvernements successifs ou les circonstances conjoncturelles. Elle repose, selon lui, sur des liens humains, spirituels, culturels et sociaux profondément enracinés dans l’histoire commune des deux nations.
Il a rappelé que cette relation exceptionnelle s’est nourrie au fil des siècles de la mobilité des personnes — savants, commerçants, étudiants et acteurs religieux — contribuant à la construction d’une confiance politique durable, capable de résister aux fluctuations des agendas politiques et aux tensions passagères.
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Le Premier ministre sénégalais a conclu cette première partie de son allocution en affirmant que ce patrimoine historique partagé constitue la garantie de la continuité et de la pérennité du partenariat entre Dakar et Rabat, érigé en modèle singulier de coopération entre États et peuples sur le continent africain.
Profondeur historique et dimensions humaines et spirituelles
Dans une allocution prononcée dans un contexte marqué par les répercussions des débordements survenus lors de la finale de la CAN 2025 ayant opposé le Maroc au Sénégal, Ousmane Sonko a appelé à ne pas laisser l’émotion l’emporter sur la raison.
Il a reconnu que cette période est chargée de fortes émotions sportives, parfois accompagnées de dépassements regrettables et d’images douloureuses pour deux peuples unis par des attaches profondes. Toutefois, il a estimé que la véritable portée historique de cette conjoncture réside précisément dans la capacité des deux États frères à faire prévaloir la sagesse et la responsabilité sur les réactions passionnelles.
Le chef du gouvernement sénégalais a tenu à préciser que sa visite au Maroc ne s’inscrit nullement dans le prolongement immédiat de la finale de la CAN. « Elle constitue une étape politique d’une importance majeure. Sa préparation est antérieure à cet événement sportif », a-t-il souligné, écartant toute interprétation conjoncturelle.
Dans cette même dynamique, Sonko a mis en avant les relations séculaires entre les deux pays, rappelant qu’elles remontent à plusieurs siècles et sont le fruit d’une longue histoire de fraternité, d’amitié sincère et d’interactions continues.
Un héritage religieux commun
Il a également insisté sur la dimension spirituelle et religieuse de cette relation, évoquant le statut d’Amir Al-Mouminine (Commandeur des croyants) du Roi Mohammed VI, ainsi que les liens soufis historiques, notamment ceux liés à la confrérie Tidjaniya (ou Tijaniyya), fortement implantée au Sénégal.
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Selon le Premier ministre sénégalais, cet héritage religieux a joué un rôle fondamental dans le renforcement des liens culturels et humains entre les deux pays. Et d’appuyer ses propos en rappelant que « ces relations profondes se traduisent concrètement à travers les visites du Roi Mohammed VI au Sénégal, mais également par un cadre juridique dense qui régit les relations bilatérales, comprenant plus de 140 accords de coopération ».
