L'ambassadeur du Maroc en Algérie vient de regagner son poste après avoir été rappelé en octobre…
Paix au Maghreb : Boulos à Alger pour relancer les efforts de Washington
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Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, est arrivé lundi à Alger dans le cadre d’une visite officielle inscrite dans une tournée régionale illustrant l’intérêt soutenu de Washington pour l’Afrique du Nord et ses équilibres stratégiques.
Dans un court communiqué publié sur ses réseaux sociaux, l’ambassade des États-Unis en Algérie a indiqué que cette visite vise à renforcer le partenariat bilatéral entre les deux pays, soulignant la volonté américaine de « poursuivre le travail commun en faveur de la paix et de la prospérité dans la région ».
Cette démarche intervient dans un contexte régional et international marqué par une intensification de l’activité diplomatique américaine, notamment sur les dossiers sécuritaires, énergétiques et liés à la stabilité régionale.
Selon plusieurs médias algériens, les entretiens programmés devraient porter sur la coopération économique et politique, ainsi que sur le dossier du Sahara.
Une dynamique diplomatique américaine renforcée
Pour de nombreux observateurs, cette visite s’inscrit dans la tradition diplomatique américaine fondée sur l’écoute de l’ensemble des parties, sans pour autant traduire un changement dans la position officielle de Washington.
يسعدنا أن نرحّب مجددًا بالسيد بولوس في الجزائر في زيارة جديدة. ونتطلع إلى تعزيز شراكتنا ومواصلة العمل المشترك من أجل السلام والازدهار في المنطقة. 🇺🇸🇩🇿
We are pleased to welcome @US_SrAdvisorAF back to Algeria for another visit. We look forward to strengthening our partnership… pic.twitter.com/ITdKIgLqQx
— US Embassy Algiers (@USEmbAlgiers) January 26, 2026
Les États-Unis continuent en effet d’affirmer leur soutien clair à l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté du Maroc, considérée comme la solution la plus sérieuse, réaliste et crédible pour mettre fin à ce différend régional.
Cette position, reconnue officiellement par l’administration américaine en 2020 sous la présidence de Donald Trump, demeure constante et inchangée, malgré l’évolution du contexte international.
Impulsion du dialogue bilatéral maroco-algérien
Début novembre dernier, Massad Boulos avait affirmé que le Maroc et l’Algérie disposent aujourd’hui d’une opportunité historique pour rétablir la confiance et ouvrir une nouvelle page dans leurs relations bilatérales, au service de la stabilité et du développement en Afrique du Nord.
Il avait également salué la sagesse et le style apaisé du Roi Mohammed VI dans la gestion des dossiers régionaux, soulignant le rôle central du Royaume dans la promotion du dialogue et de la paix.
Un accord de paix sous la houlette des États-Unis ?
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des initiatives lancées par l’administration américaine depuis octobre dernier, notamment à travers les déclarations de Steve Witkoff, envoyé spécial du président Trump pour le Moyen-Orient.
🇺🇸🇲🇦🇩🇿#FLASH| Steve Witkoff et Jared Kushner annoncent un accord de paix imminent entre le Maroc et l’Algérie.
L’envoyé spécial de Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff, déclare que son « équipe travaille sur un accord de paix entre le Maroc et l’Algérie en ce moment. Il y aura… pic.twitter.com/KK2B9p9iqz
— Morocco Intel (@MoroccoIntel) October 20, 2025
Ce dernier avait évoqué la proximité d’un accord de paix entre le Maroc et l’Algérie, parallèlement à la récente résolution du Conseil de sécurité sur la MINURSO, qualifiée par Massad Boulos — dans une interview accordée à France 24 — de décision « équilibrée et consensuelle », rendue possible par « un climat international favorable à une solution pacifique durable ».
La vision américaine du Maghreb
Dans une interview accordée à l’émission « 60 Minutes Overtime », diffusée le 19 octobre sur CBS News, Steve Witkoff a exposé la vision de l’administration Trump concernant la scène nord-africaine et maghrébine.
Bien que le délai de soixante jours alors évoqué n’ait pas été respecté — en raison notamment d’autres priorités internationales telles que la crise vénézuélienne — les responsables américains semblent avoir repris en main ce dossier stratégique.
Lors de cette émission, Witkoff était accompagné de Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump, figure clé des négociations ayant abouti à l’Accord tripartite Maroc–États-Unis–Israël, signé dans le sillage des Accords d’Abraham.
La constance de la position américaine
Dans plusieurs interventions récentes, Massad Boulos a rappelé que « le partenariat avec Rabat constitue un moteur de paix au Sahara » et que l’initiative marocaine d’autonomie représente la proposition la plus réaliste et la plus flexible parmi les options existantes.
Il a également affirmé que la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, actée en 2020, bénéficie aujourd’hui d’un large consensus au sein des institutions américaines.
Le plan d’autonomie, mis à jour par le Maroc, s’inspire de la version de 2007 tout en intégrant les développements récents dans les provinces du Sud, notamment les grands projets économiques, sociaux et infrastructurels.
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Dans cette même dynamique, l’émissaire américain a confirmé récemment, lors d’une interview accordée à la chaîne Asharq News, que les États-Unis prévoient l’ouverture d’un consulat à Dakhla durant le second mandat du président Trump.
Il n’a d’ailleurs pas hésité à corriger son interlocutrice lorsque celle-ci évoquait le « Sahara occidental » :
« Il s’agit du Sahara marocain », a-t-il déclaré, réaffirmant sans ambiguïté la position de Washington.
La clé de la stabilité en Afrique du Nord
Concernant le plan d’autonomie marocain, Massad Boulos insiste régulièrement sur la nécessité d’une solution pragmatique, globale et durable, répondant aux aspirations locales sans recourir à un référendum traditionnel devenu inapplicable.
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Il s’est notamment appuyé sur les déclarations du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, rappelant que l’objectif est d’assurer la stabilité, la responsabilité et la gouvernance locale.
Les prochaines négociations devraient inclure le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, avec un accent particulier mis sur le dialogue direct, la bonne foi et la responsabilité régionale.
Massad Boulos a conclu en affirmant que la stabilité de l’Afrique du Nord commence par le Maroc, et que les États-Unis continueront à soutenir les efforts du Roi Mohammed VI en faveur de la paix, de l’unité et du développement dans l’espace maghrébin.
