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Patron de la NASA: «Le Maroc rejoint les Accords Artemis à un moment crucial»
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Pour le patron de la NASA, Jared Isaacman, le Maroc, qui occupe une place unique dans l’histoire américaine, est un nouvel allié de poids pour les Accords Artemis. Explications.
L’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace (NASA) des Etats-Unis a réagi ce vendredi 1er mai à l’entrée du Maroc dans les Accords Artemis: «C’est un privilège d’accueillir le Royaume du Maroc comme le nouveau signataire des Accords Artemis. Il rejoint une communauté croissante de nations travaillant ensemble vers une nouvelle ère d’exploration spatiale pacifique, transparente et responsable», déclare Jared Isaacman, administrateur de l’institution.
Isaacman rappelle que «le Maroc occupe une place unique dans l’histoire américaine en tant que la première nation à reconnaître les Etats-Unis d’Amérique en 1777, un partenariat qui a conduit au Traité de paix et d’amitié, le plus ancien traité en cours de l’histoire des Etats-Unis».
Cette amitié s’est étendue à l’espace, à travers la collaboration avec la NASA remontant à 1962. «Aujourd’hui, le Maroc continue de renforcer ces capacités à travers des institutions comme le Centre royal de télédétection spatiale qui joue un rôle actif dans l’observation de la Terre et la coopération internationale», poursuit Isaacman, confiant que «ces capacités contribueront à nos efforts combinés pour mettre en place des opérations durables au-delà de la Terre».
Congratulations to the Kingdom of Morocco on joining the Artemis Accords.
Together, we’re building the future of exploration. pic.twitter.com/1tSXSCOmJV
— NASA Administrator Jared Isaacman (@NASAAdmin) May 1, 2026
Le responsable américain souligne que le Maroc a rejoint les Accords Artemis à «un moment crucial». «Artemis II a été l’acte d’ouverture dans le retour de l’humanité sur la Lune. Ce qui va suivre, c’est une série de missions qui nous ramènerons sur la surface de la Lune, pas juste pour des drapeaux et des pas, mais pour construire une base et rester», assure-t-il.
Et de conclure: «Nos partenaires joueront un véritable rôle dans cet effort, alors que nous alignons les capacités avec diligence et dévoilons les grandes lignes que le monde attend. Ensemble, l’Amérique, le Maroc et nos alliés Artemis mènent l’âge d’or de l’exploration spatiale et nous ne faisons que commencer.»
Lancés en 2020, lors du premier mandat de Donald Trump, les Accords Artemis ont été co-fondés par les États-Unis, à travers la NASA et le Département d’État, et sept autres nations pionnières, en réponse à l’intérêt croissant des gouvernements et des entreprises privées pour les activités lunaires.
En signant ces accords le 29 avril à Rabat, lors de la visite du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau, le Maroc s’engage à explorer l’espace de manière pacifique et transparente, à porter assistance aux acteurs en difficulté, à partager les données scientifiques, à éviter toute interférence avec les activités d’autrui, et à préserver les sites et artefacts historiquement significatifs dans l’espace.
