Patrouilleur marocain échoué près de Melilia: le Maroc refuse l’aide espagnole

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Les autorités marocaines poursuivent le sauvetage du patrouilleur près de Melilia
Le patrouilleur "Al-Qasid" P32, près du port de Melilia occupé, a échoué entre les rochers dans la zone maritime entre Nador et le préside occupé en raison des forts courants marins et des vents violents jeudi. © DR.

Les efforts pour remorquer un patrouilleur de type P32 des garde-côtes de la Marine royale marocaine, qui a subi une panne technique après avoir quitté le port de Nador jeudi dernier, se poursuivent. La Marine marocaine n’a pas répondu à la proposition d’aide de son homologue espagnole.

Le patrouilleur « Al-Qasid » P32, près du port de Melilia occupé, a échoué entre les rochers dans la zone maritime entre Nador et le préside occupé en raison des forts courants marins et des vents violents jeudi.

Les forces armées royales marocaines ont indiqué qu’après l’incident, une unité maritime spécialisée a été envoyée pour apporter le soutien et l’aide nécessaires au navire échoué, tout en prenant en compte les conditions de sécurité maritime en raison de la nature rocheuse du lieu de l’incident et du mauvais temps.

Dans un post sur son compte officiel sur X (anciennement Twitter), elles ont ajouté que l’opération de remorquage du navire se déroule à un rythme rapide pour garantir sa sécurité et assurer son remorquage jusqu’au quai du port de Nador. Une commission technique spéciale a également été envoyée sur place pour déterminer les circonstances et les causes de l’incident ayant impliqué le P211.

Selon le Forum spécialisé dans les affaires militaires FAR Maroc, «l’incident semble avoir été causé par une collision avec un objet rocheux, entraînant des dommages au moteur et une infiltration d’eau dans la coque du navire, sans qu’il y ait eu de déversement de substances polluantes, telles que de l’huile ou de l’essence»

À Melilia occupée, les autorités espagnoles ont exprimé leur optimisme quant à une solution rapide à la situation complexe rencontrée par ce patrouilleur de deuxième génération, mis en service dans la marine royale marocaine en 1988, soit 37 ans de service.

Les autorités portuaires espagnoles ont assuré qu’il n’y avait pas de grande inquiétude concernant les risques de naufrage, précisant que le patrouilleur marocain ne courait aucun risque de naufrage, car la profondeur de l’eau à l’endroit de l’incident est d’environ deux mètres.

La presse espagnole a indiqué qu’une équipe de sauvetage en provenance de Motril (province de Grenade), équipée de plongeurs et d’équipements spécialisés, avait été envoyée pour entamer l’opération de sauvetage. Cependant, la proposition espagnole a été ignorée par les autorités marocaines.

À la tombée de la nuit, les équipes de sauvetage se sont retirées, n’ayant reçu aucune réponse, tandis qu’un équipage marocain a continué ses tentatives de sauvetage jusqu’à ce que le bateau soit secouru et remorqué vers le port de Beni Ansar.

«L’acceptation de la proposition espagnole pour sauver le patrouilleur marocain pourrait être interprétée implicitement comme une reconnaissance de la souveraineté de l’Espagne sur le préside occupé», a commenté un observateur.

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