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Polémique en Espagne: une boîte de nuit marocaine interdite aux homos
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Une discothèque à Torremolinos, dont les propriétaires sont des Marocains, a provoqué le courroux de la maire de la ville après avoir publié sur Instagram son règlement intérieur qui interdit explicitement l’accès à la communauté LGBT.
Quelques jours avant son ouverture, la boîte de nuit « Casa Fátima Ino », détenue par des Marocains dans la ville espagnole de Torremolinos, a publié son règlement intérieur qui interdit explicitement l’accès à la communauté LGBT. La direction de l’établissement justifie ces restrictions en invoquant son “droit d’accès”.
Cette interdiction a provoqué la colère des autorités locales, et surtout celle de la maire de Torremolinos, Margarita del Cid, qui estime qu’une telle exclusion pourrait constituer une violation des droits fondamentaux de la communauté LGBT, protégés par la Loi 4/2023 pour l’égalité réelle et effective des personnes trans et la garantie des droits des personnes LGBT.
L’élue a condamné fermement cette initiative, affirmant que de telles attitudes discriminatoires n’ont “pas leur place” dans sa ville. Elle a ainsi promis des actions légales et administratives pour empêcher l’ouverture du club et faire face à ces pratiques homophobes.
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“Torremolinos est une ville où la diversité et le respect sont des valeurs fondamentales”, a souligné Del Cid. Les services juridiques de la mairie, en collaboration avec des associations LGBT, travaillent actuellement à engager des poursuites contre les responsables du club.
Del Cid a tenu à rappeler que Torremolinos est historiquement un lieu emblématique de la communauté LGBT en Espagne, accueillant chaque année des événements majeurs comme la “Gay Pride”, qui aurait attiré plus de 70.000 personnes en 2022.
L’annonce du club intervient dans un contexte particulièrement sensible. Cette semaine, la justice espagnole a rendu son verdict dans l’affaire du meurtre de Samuel Luiz, un jeune homosexuel tué en 2021 dans une attaque homophobe. Les peines prononcées à l’encontre des principaux accusés vont jusqu’à 24 ans de prison.
Prévue pour le 18 janvier, l’inauguration de « Casa Fátima Ino » fait déjà l’objet de contestations légales. Si les responsables persistent dans leur posture discriminatoire, ils pourraient non seulement voir leurs activités bloquées, mais également être poursuivis pour atteinte aux droits fondamentaux.
