Affaire Lakhsem: fin de l’interdiction de quitter le territoire et annulation de la caution

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Affaire Lakhsem: le tribunal lève l’interdiction de quitter le territoire et annule la caution
Mustapha Lakhsem, président de la commune d’Imouzzer Kandar. © DR

La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Fès a décidé d’annuler l’interdiction de quitter le territoire national prononcée à l’encontre de Mustapha Lakhsem, président de la commune d’Imouzzer Kandar, ainsi que la caution fixée à 20.000 dirhams.

Nouveau rebondissement dans une affaire qui suscite un vif intérêt national. La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Fès a annulé l’interdiction de quitter le territoire national prononcée à l’encontre de Mustapha Lakhsem, président de la commune d’Imouzzer Kandar, ainsi que la caution fixée à 20.000 dirhams.

Cette décision fait suite à un recours contre l’ordonnance du juge d’instruction, qui avait initialement ordonné ces mesures dans le cadre d’une enquête sur des accusations de détournement de fonds publics et de falsification de documents officiels, à la suite d’une plainte déposée par quatre conseillers communaux.

Dans une story publiée sur sa page Facebook, l’ancien champion du monde de kick-boxing a remercié le juge pour ces deux décisions.

Pour rappel, le juge d’instruction près la première chambre de la cour d’appel de Fès a décidé, hier lundi, de reporter l’interrogatoire approfondi de Mustapha Lakhsem à lundi prochain, à la demande de l’avocat des plaignants.

Lakhsem fait l’objet de graves accusations

Le champion du monde de kick-boxing reconverti en politique, et cadre du Mouvement populaire, fait l’objet de graves accusations portant sur le détournement présumé de fonds publics et la falsification de documents officiels, en lien avec des irrégularités supposées dans la gestion du dossier des agents contractuels temporaires.

Lire aussi. Affaire Mustapha Lakhsem: le juge d’instruction reporte l’interrogatoire détaillé

Lors de l’audience du lundi 12 mai, le juge d’instruction avait ordonné la fermeture des frontières à l’encontre du maire d’Imouzzer Kandar. Il a également décidé, à la fin de l’instruction préalable, de le poursuivre en liberté provisoire moyennant une caution de 20.000 dirhams, en attendant la poursuite de l’instruction détaillée.

Des élus accusent le président Lakhsem…

À l’origine de cette procédure, une plainte déposée par les quatre conseillers communaux auprès du procureur général du Roi près la cour d’appel, dénonçant des irrégularités qu’ils ont qualifiées de graves dans l’administration de la commune, notamment en matière de recrutement d’agents temporaires et de gestion budgétaire.

Les plaignants reprochent à Lakhsem d’avoir procédé à des recrutements irréguliers, voire fictifs, et d’avoir accordé des rémunérations à des personnes qui n’exerceraient aucune fonction effective au sein de la collectivité, ce qui constituerait un détournement de fonds publics.

Mustapha Lakhsem se défend

Face à la montée des tensions et aux critiques répétées, Mustapha Lakhsem avait annoncé, le 19 mars, sa volonté de démissionner de la présidence de la commune. Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, il a évoqué un «blocage systématique» qui aurait freiné tous les projets structurants prévus pour la ville.

«Je suis venu pour travailler et contribuer au développement de ma ville natale, mais certaines autorités se sont mises en travers du chemin», a-t-il déclaré, déplorant que ces autorités «croient me nuire personnellement, mais en réalité, elles font obstacle à la ville elle-même».

 

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L’élu a ajouté vouloir remettre officiellement sa démission le 1er octobre prochain, après la finalisation des projets en cours et la résolution des litiges judiciaires, assurant vouloir quitter ses fonctions «l’esprit tranquille et les mains propres».

Lakhsem rejette les accusations

A la suite de la décision du juge d’instruction de fermer les frontières à son encontre, Mustapha Lakhsem n’a pas tardé à réagir, en contestant la décision judiciaire dans une vidéo diffusée sur son compte Instagram.

Le président de la commune d’Imouzzer Kandar y a exprimé son incompréhension et son indignation. «Je ne comprends pas pourquoi le juge a pris cette décision… Je ne suis pas un voleur, je voulais juste servir mon pays sincèrement», a-t-il déclaré.

 

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Lakhsem a souligné que cette mesure lui causait un préjudice professionnel, expliquant qu’il est régulièrement amené à voyager entre le Maroc et l’Europe pour des raisons liées à ses activités. Il a également précisé que son équipe juridique allait introduire un recours contre la décision du juge d’instruction, dans l’attente d’un réexamen du dossier.

L’homme, qui s’est forgé l’image d’un “maire anti-corruption” qui lutte contre ce qu’il appelle “les pratiques douteuses”, avait pour rappel perdu sa majorité (l’opposition possède 17 sièges sur un total de 28), et depuis, ses problèmes avec les élus n’ont pas cessé. Affaire à suivre…

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