La ministre française de la Culture, Rachida Dati, est arrivée ce dimanche 16 février à…
Alger et le Polisario « condamnent » la visite de Rachida Dati dans les provinces du Sud
Publié le
Alger et le front Polisario ont condamné mardi la visite de la ministre française de la Culture Rachida Dati dans le Sahara marocain.
La visite de la ministre française de la Culture, Rachida Dati, au Sahara marocain «est d’une gravité particulière» et «est condamnable à plus d’un titre», dénonce mardi le ministère algérien des Affaires étrangères dans un communiqué. Selon la même source, «la visite est condamnable à plus d’un titre. Elle traduit un mépris insigne de la légalité internationale de la part d’un membre permanent du Conseil de Sécurité» de l’ONU.
Cette première visite officielle d’un ministre français dans le Sahara marocain «aide à la consolidation du fait accompli marocain au Sahara occidental, territoire où un processus de décolonisation reste inachevé et où l’exercice d’un droit à l’autodétermination demeure inaccompli», poursuit la diplomatie du voisin de l’est.
«Ce faisant, le gouvernement français se disqualifie davantage et s’isole par rapport à l’action des Nations unies visant à hâter un règlement du conflit du Sahara occidental sur la base d’un strict respect de la légalité internationale», ajoute le communiqué.
Lire aussi. À Laâyoune, Rachida Dati annonce la création d’une Alliance française
Et comme on s’y attendait, le Polisario n’a pas tardé à emboîter le pas à son maître. Dans un communiqué, l’organisation séparatiste accuse Paris de «défier le droit international» et de «faire preuve d’un mépris total pour les droits du peuple sahraoui».
Considérant la visite de la ministre française comme «un acte hostile et provocateur», le Polisario appelle le gouvernement français à cesser de soutenir le Maroc, affirmant que les «projets ou initiatives culturels» réalisés dans les villes du Sahara sous l’égide du Maroc sont «invalides» et «illégaux».
Les séparatistes appellent par ailleurs les Nations unies, l’Union européenne, l’UNESCO et tous les organismes internationaux concernés «à intervenir d’urgence pour empêcher l’exploitation de la culture comme outil colonial».
Avec Agences
