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Fès: la Cour d’appel annule l’acquittement du maire Bekkali, alourdit la peine du député El Boussairi
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La chambre criminelle chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Fès a annulé, mercredi soir, l’acquittement du maire de la ville Abdeslam Bekkali, le condamnant à six mois de prison ferme.
Après une audience marathon (plus de 7 heures), dédiée aux plaidoiries du procureur et des avocats de la défense des 14 accusés, la Chambre criminelle chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Fès a baissé, mercredi soir, le rideau du procès du «réseau de corruption financière et administrative de la commune de Fès».
Après leur acquittement en première instance, le maire de Fès Abdeslam Bekkali ainsi que le secrétaire du Conseil communal Soufiane Drissi ont été condamnés à six mois de prison ferme. Les deux responsables ont été reconnus, respectivement, coupables de «non-dénonciation» et d’ «abus de pouvoir».
La Cour a alourdi la peine de l’ancien député de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), déchu début janvier dernier, également élu communal et troisième vice-président du Conseil communal de Fès, Abdelkader El Boussairi, de 5 ans à 8 ans de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dirhams.
Alors que le tribunal de première instance avait distribué 15 ans de prison pour 12 accusés, la Cour d’appel a attribué des peines cumulées de 27 ans de prison ferme, allant de la prison à la détention, alors que le jugement de première instance avait condamné initialement 12 accusés à un total de seulement 15 ans.
La Cour présidée par le conseiller Mohamed Benmâachou a alourdi la peine prononcée en première instance contre l’ancien coordinateur régional du parti de l’Union constitutionnelle (UC) dans la préfecture de Fès, Anouar Ben Boubker, de 10 mois de prison ferme à 3 ans.
La peine du deuxième accusé, Islam Fadlallah, bénéficiaire des véhicules de la transaction des biens municipaux saisis, a été augmentée de 3 à 5 ans de prison ferme.
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Le tribunal a également confirmé la peine initiale de 4 mois de prison ferme à l’encontre du directeur des biens municipaux, Mohamed Agourdis, et a alourdi la peine de 10 mois fermes à un an ferme pour l’intermédiaire Drajou Mohamed.
Il a confirmé la peine initiale de 3 ans de prison ferme pour l’intermédiaire Fidass El Hassan.
De plus, le tribunal a alourdi les peines initialement prononcées contre les autres accusés:
-Anouar Benboubker (intermédiaire) a vu sa peine passée à 3 ans au lieu de 10 mois de prison ferme.
-Omar El Hail (employé au service d’authentification des signatures) 4 mois de prison ferme.
-Imad Echarif et Mohamed El Moussir (services des contrats) ont écopé respectivement de 4 mois de prison ferme et 3 ans de prison ferme (au lieu de 8 mois)
-Noureddine El Alami (services des espaces verts) a écopé de deux ans de prison ferme au lieu de 4 mois.
-Mustapha Es-Sobhi (services des travaux) a écopé de 2 ans de prison ferme au lieu de 4 mois en première instance.
-Ahmed Farsi (services des achats) a vu sa peine passée de 3 à 5 mois de prison ferme.
Excepté le maire et le secrétaire du Conseil communal qui ont été condamnés à des amendes respectives de 10 000 et 5 000 dirhams, les 12 autres accusés ont été condamnés à payer des amendes de 20 000 dirhams.
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Les membres du «réseau de corruption financière et administrative de la commune de Fès» ont été poursuivis pour, entre autres, des accusations de «détournement et dilapidation de fonds publics», «abus de pouvoir » et «falsification de documents officiels et leur utilisation», «,non-dénonciation de crimes».
Cette affaire, qui a secoué l’opinion publique nationale et locale, a éclaté à la suite de la découverte de manquements et de détournements concernant la conclusion de contrats dans la Commune de Fès, notamment des appels d’offres concernant l’ancien parc des véhicules municipaux vendus comme étant hors service, alors qu’il s’est avéré qu’ils étaient en bon état, ainsi que des irrégularités concernant des bons de commande pour l’irrigation, l’éclairage et le revêtement des routes de la ville.
