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Réforme électorale: le Parlement réduit le seuil d’accès au financement des jeunes candidats à 2%
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La Chambre des représentants a approuvé, lundi 1er décembre, de nouvelles conditions pour bénéficier du financement public destiné aux campagnes électorales des listes composées de jeunes de moins de 35 ans, après avoir abandonné le seuil initial de 5 % des voix.
Le projet de loi organique n°53.25 relatif à la Chambre des représentants a été adopté à la majorité avec 164 voix pour, 9 contre et 41 abstentions, après avoir été examiné et validé en Commission de l’intérieur et des collectivités territoriales.
Dans sa version initiale, le ministère de l’Intérieur proposait que les listes de jeunes puissent bénéficier d’un financement public couvrant jusqu’à 75 % des dépenses de campagne, sans dépasser un plafond de 500.000 dirhams, soit un soutien potentiel de 375.000 dirhams.
Lors de l’examen du texte en commission, les groupes de la majorité ainsi que le groupe socialiste–opposition fédérale ont proposé d’introduire une condition : obtenir au moins 5 % des suffrages exprimés pour accéder au financement. Le gouvernement avait accepté ce seuil, qui fut adopté en commission.
Cependant, lors de la séance plénière, le président du groupe du Parti authenticité et modernité (PAM), Ahmed Touizi, a annoncé que la majorité renonçait au seuil de 5 % pour le ramener à 2 %, estimant que la première barre était « techniquement très difficile » à atteindre pour nombre de listes jeunes.
Selon les analyses techniques présentées, un seuil de 5 % aurait exclu une grande partie des candidatures jeunes, ce qui a conduit à l’adoption d’un seuil réduit à 2 % afin de favoriser la participation politique des jeunes sans créer de barrières excessives.
Avec ce nouvel amendement, le financement public reste plafonné à 75 % des dépenses de campagne, mais devient accessible dès que la liste obtient au moins 2 % des voix, conformément à l’article 23 du projet de loi.
Ce changement devrait relancer le débat politique sur l’engagement des jeunes, après une semaine marquée par des discussions juridiques et techniques autour des modalités du financement public qui leur est destiné.
