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Réforme électorale: l’USFP propose un nouveau découpage sur la base du recensement de 2024
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Le bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) affirme sa volonté de s’impliquer activement dans le chantier de réforme électorale, en proposant un ensemble de mesures structurantes.
En réaction à l’appel du Roi Mohammed VI, lors de son discours du Trône, à une réforme du Code général des élections à la Chambre des représentants, à près d’un an des législatives de 2026, l’USFP soumet sa copie.
A quelques jours du lancement des consultations politiques avec les différents acteurs, le parti de la Rose a dévoilé ses propositions. Parmi les plus importantes, figure la révision du découpage électoral en s’appuyant sur les résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024, une refonte des mécanismes de supervision électorale, la modernisation de la campagne électorale, ainsi que la garantie de la transparence et de la fluidité du processus électoral.
Interaction positive
Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion du lundi 4 août 2025, le parti de Driss Lachgar appelle également à renforcer la participation directe des Marocains du monde et à intégrer les technologies numériques et l’intelligence artificielle pour moderniser l’organisation des élections.
Cette déclaration intervient après la tenue d’une réunion entre le ministre de l’Intérieur et les partis politiques représentés au Parlement, dans le cadre des préparatifs pour les élections législatives prévues en 2026.
L’USFP a salué le contenu du discours royal du 29 juillet, notamment les instructions appelant au respect du calendrier constitutionnel et à une réforme globale du système électoral.
Manque de réactivité gouvernementale
Rappelant qu’il avait déjà sollicité l’ouverture de consultations sur ce sujet dès mai 2024, le parti de l’opposition déplore le manque de réactivité du gouvernement. Il considère que le discours du Trône constitue une reconnaissance implicite de ses revendications, à l’image de la création de l’institution «Maroc 2030» en faveur de l’opposition.
L’USFP insiste également sur la nécessité d’une secousse politique pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions, lutter contre la désinformation, et assurer la transparence des nominations à des postes à responsabilité.
Il appelle aussi à une stricte séparation entre les ressources de l’État et l’action partisane des membres du gouvernement, exigeant des garanties pour une compétition électorale équitable.
Pour une réforme électorale inclusive
Le parti socialiste souhaite que la réforme électorale soit prioritaire lors de la prochaine rentrée parlementaire, en soulignant l’importance d’impliquer les jeunes et les femmes dans l’élaboration des amendements.
Enfin, il annonce la préparation d’un mémoire politique détaillé combinant ses positions historiques et des propositions innovantes, afin d’enrichir les discussions autour des sept axes de réforme définis par le ministère de l’Intérieur :
- Mise à jour des listes électorales
- Moralisation de la vie politique
- Incitation à la participation
- Rationalisation du cadre juridique
- Modernisation du financement public
- Renforcement de la représentation des femmes
- Numérisation du processus électoral et logistique
