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RNI : Mohamed Chouki seul candidat à la succession d’Aziz Akhannouch
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Le bureau politique du Rassemblement National des Indépendants (RNI) a validé, lors de sa réunion tenue ce mercredi au siège central du parti à Rabat, la transmission de la candidature de Mohamed Chouki à la présidence du parti au congrès national extraordinaire, prévu le 7 février prochain à El Jadida.
Cette décision intervient après l’expiration des délais légaux de dépôt des candidatures et l’examen du dossier présenté. Selon un communiqué du parti parvenu à H24Info, la candidature de Mohamed Chouki constitue le seul dossier officiellement enregistré, faisant de lui le candidat unique à la tête du RNI.
Cette annonce représente l’un des principaux résultats organisationnels de la réunion du bureau politique, organisée dans le cadre des préparatifs du congrès exceptionnel, appelé à dessiner les contours de la prochaine étape politique et organisationnelle du parti qui dirige actuellement le gouvernement.
La réunion, présidée par Aziz Akhannouch, a été consacrée à l’examen de plusieurs dossiers liés à l’actualité politique, sociale et économique du pays, ainsi qu’au suivi de l’état d’avancement des préparatifs du congrès. La direction du parti considère ce rendez-vous comme une occasion majeure pour renforcer la cohésion interne et consolider l’efficacité organisationnelle.
Qui est Mohamed Chouki ?
Mohamed Chouki, né en 1977, est expert en management et en analyse financière. Diplômé de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane et de l’Université J. C. Smith aux États-Unis, il est titulaire de plusieurs certifications internationales en analyse financière et en gestion de fonds de réserve.
Il dispose d’une solide expérience dans les domaines de l’investissement et de la gestion d’actifs, aussi bien au Maroc qu’à l’international. Il a occupé des postes de responsabilité au sein du groupe Emirates International Investment à Abou Dhabi.
Mohamed Chouki est actuellement directeur général de la société AD Capital et président-directeur général de AD Capital Holding. Il a également siégé au sein de plusieurs conseils d’administration d’institutions financières nationales et internationales.
Un nouveau souffle à la tête du RNI
Rappelons que le Chef du gouvernement a annoncé le 11 janvier courant qu’il ne se présenterait pas pour un troisième mandat à la tête du parti.
Cette décision, faite lors d’une réunion du bureau politique, vise à permettre l’émergence d’un nouveau leader lors du congrès extraordinaire du RNI, prévu le 7 février à El Jadida.
« Le parti dispose de ses structures et de ses bases solides. Il n’est pas nécessaire que je reste éternellement à la tête », a expliqué Akhannouch, soulignant que « deux mandats suffisent et que le leadership ne doit pas devenir un héritage ».
« C’est le meilleur moment pour passer le flambeau. Deux mandats ça suffit. On ne doit pas dépasser deux mandats, ce n’est pas un héritage », a-t-il dit.
Depuis sa prise de fonction en 2016, Akhannouch a transformé le RNI en force électorale majeure, avec notamment la victoire des élections législatives du 8 septembre 2021 et la formation du gouvernement actuel. Son mandat a été marqué par la restructuration du parti, le renforcement de sa présence sur le terrain, et un discours politique inclusif touchant diverses couches sociales et économiques.
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Le chef du gouvernement a précisé que son départ de la présidence du parti ne signifie pas un retrait de ses responsabilités gouvernementales. Il restera engagé jusqu’à la fin de la législature pour la mise en œuvre des priorités économiques et sociales, conformément aux orientations royales, tout en assurant stabilité et continuité des réformes.
Pour les observateurs, ce choix constitue une étape positive pour le paysage politique marocain. Il envoie un message clair : la force d’un parti ne dépend pas de la durée de mandat de son dirigeant, mais de sa capacité à former de nouvelles élites, renouveler le leadership et consolider la culture du changement démocratique.
