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Limogée de la direction de l’ANAPEC, Imane Belmaati dénonce une « entorse à la procédure légale »
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La décision du ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, d’évincer la directrice générale de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), Imane Belmaati, a provoqué une onde de choc. Selon des sources concordantes, la responsable, visiblement bouleversée par la méthode employée, aurait subi un effondrement nerveux.
Imane Belmaati, nommée à la tête de l’ANAPEC en avril 2024, a exprimé son incompréhension face à la tournure des événements. Dans un communiqué, elle affirme n’avoir reçu «aucune notification officielle» mettant fin à ses fonctions, ce qui, selon elle, rend son éviction juridiquement contestable.
«Le processus de nomination et de cessation de fonctions dans les postes supérieurs est strictement encadré par le décret n°2.12.412 du 11 octobre 2012, notamment l’article 11, qui exige des motivations précises et une proposition soumise au chef du gouvernement», souligne-t-elle.
La directrice limogée rappelle avoir constamment fait preuve de professionnalisme, de rigueur et d’engagement dans l’exercice de ses fonctions, au sein de l’administration centrale comme dans les services régionaux.
Durant son mandat, l’ANAPEC aurait affiché des résultats en nette progression: aucun signalement ou alerte concernant la qualité de gestion, des indicateurs d’activité et de performance en hausse, des réserves levées par les commissaires aux comptes et une mobilisation totale des équipes autour de la feuille de route gouvernementale pour l’emploi.
Belmaati dénonce une «entorse à la procédure légale»
Belmaati affirme avoir piloté l’élaboration d’un nouveau plan stratégique de transformation, aligné à la fois sur les orientations royales, le Nouveau modèle de développement (NMD), et les objectifs de la feuille de route nationale pour l’emploi.
Dans son communiqué, elle dénonce également l’annonce précipitée de la prise de fonction par intérim de la secrétaire générale du ministère à la tête de l’ANAPEC, estimant qu’il s’agit là d’une «entorse à la procédure légale».
Elle rejette enfin les accusations relayées par certains médias, selon lesquelles des dysfonctionnements auraient été pointés par la Cour des comptes ou l’Inspection générale des finances, précisant que les périodes visées sont «antérieures» à sa nomination.
