L’avocate Souad Brahma émerge comme la grande favorite pour succéder à Aziz Rhali à la…
Souad Brahma élue présidente de l’AMDH
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Comme attendu, le comité administratif de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a élu ce dimanche l’avocate Souad Brahma à la présidence de l’organisation, succédant à Aziz Rhali.
Avec ce choix, l’AMDH – plus grande ONG de défense des droits humains au Maroc – confirme son engagement en faveur du leadership féminin. Souad Brahma devient ainsi la deuxième femme à diriger l’association après Khadija Ryadi.
Connue pour son engagement constant dans la défense des libertés publiques, Souad Brahma s’est illustrée ces dernières années par sa participation à plusieurs procès emblématiques. Elle a notamment plaidé dans les affaires des enseignants contractuels, du jeune Yassine Chebli ou encore des journalistes Soulaimane Raissouni et d’autres militants.
Membre de longue date du comité administratif de l’association, elle incarne la continuité dans le combat pour les droits fondamentaux et l’indépendance de la société civile.
Composition du nouveau bureau central
En parallèle de l’élection de la présidence, le comité administratif a validé la composition du bureau central, enrichi de neuf nouveaux membres élus. Voici la nouvelle équipe dirigeante :
· Ahmed Haij : Premier vice-président
· Farouk Mahdaoui : Deuxième vice-président
· Sadeq Maelainine : Troisième vice-président
· Omar Arbib : Quatrième vice-président
· Khadija Ryadi : Secrétaire générale
· Ibrahim Hachane : Secrétaire général adjoint
· Azeddine Baallal : Trésorier
· Ibrahim Mayssour : Trésorier adjoint
Les autres membres élus sont : Omayma El Ghefri, Soumiya Rekraki, Mustapha Abryoul, Abdelrahim Lemrabet, Omar Rachidi, Saad Abil, Naïma Wahli, Achraf Mimouni, Ghassan Bennouazi, Zineb Bouchnaoui, Abdelilah Tachfine, Najim Marmouch, Mariam Meskar et Zohra Koubiâ.
Enjeux et défis pour la nouvelle direction
Cette nouvelle direction prend ses fonctions dans un contexte délicat, marqué par des restrictions croissantes sur les libertés, des pressions politiques sur les ONG critiques, et des procès à répétition contre les voix dissidentes.
L’AMDH aura pour défi de maintenir sa crédibilité, renforcer sa présence sur le terrain et renouveler ses modes d’action face à des mutations politiques et sociales majeures.
