À Rabat, une marée humaine en soutien aux prisonniers palestiniens (vidéos)

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Rabat: mobilisation populaire contre les violations des droits des prisonniers palestiniens
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Une marche massive à Rabat dénonce les violations contre les prisonniers palestiniens et réaffirme le soutien populaire à la cause palestinienne.

Des milliers de Marocains ont marché ce dimanche à Rabat en solidarité avec les prisonniers palestiniens et pour dénoncer les violations dont ils font l’objet dans les prisons israéliennes, notamment, la loi sur leur exécution adoptée récemment par la Knesset et défendu par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.

Cette manifestation populaire a rassemblé un large éventail politique et syndical, dans un message fort contre la normalisation et en soutien aux peuples palestinien et iranien.

Dès les premières heures de la matinée, des milliers de manifestants se sont rassemblés à la place Bab El Had, avant de défiler le long de l’avenue Mohammed V en direction de la gare de Rabat-Ville, arborant des drapeaux palestiniens et des banderoles de soutien à la cause palestinienne.

Une mobilisation large et structurée

La marche a connu une forte participation de plusieurs composantes politiques, syndicales et associatives, notamment le Parti Justice et Développement (PJD), le Parti du progrès et du socialisme (PPS), ainsi que le Mouvement Unicité et Réforme (MUR) et l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM).

Ces organisations avaient appelé à une large mobilisation pour exprimer la solidarité du peuple marocain avec les Palestiniens.

Des slogans contre les violations

Les participants ont scandé des slogans dénonçant les conditions de détention des prisonniers palestiniens, ainsi que les restrictions imposées aux fidèles dans des lieux saints tels que la Mosquée Al-Aqsa et l’Église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Ils ont également exprimé leur rejet des opérations militaires et des atteintes aux civils palestiniens.

Une mobilisation qui s’inscrit dans la durée

Depuis l’opération Déluge d’Al-Aqsa en octobre 2023, Rabat a connu plusieurs manifestations d’ampleur en soutien à Gaza et à la cause palestinienne, traduisant une mobilisation constante de la société marocaine sur ce dossier.

Lire aussi: Ziyech répond à Ben Gvir : « Nous ne craignons pas le sionisme », le Wydad réagit

Cette nouvelle marche illustre la persistance d’un fort engagement populaire au Maroc en faveur de la cause palestinienne, dans un contexte régional marqué par la poursuite des tensions et des violences.

Une loi sur l’exécution des prisonniers palestiniens

Rappelons que la Knesset (parlement de l’Etat hébreu) a approuvé, le 30 mars, un projet de loi, présenté par le parti de Ben-Gvir, élargissant le recours à la peine de mort tant devant les tribunaux militaires et civils. Cette loi prévoit la peine de mort pour les cas de génocide et d’espionnage en temps de guerre, bien qu’Israël n’a procédé à aucune exécution ni prononcé aucune condamnation à mort depuis 1962. La nouvelle loi impose la peine capitale sur la base de critères de facto ethniques ou nationaux.

Peine de mort comme peine par défaut

En Cisjordanie – à l’exclusion de Jérusalem-Est –, cette loi impose, selon Human Rights Watch la peine de mort comme peine par défaut pour les personnes reconnues coupables d’homicides volontaires qualifiés d’actes de terrorisme en vertu de la législation israélienne.

La nouvelle loi n’autorise la réclusion à perpétuité – comme seule alternative possible – que dans des « circonstances particulières » qui ne sont pas précisées par le texte, dénonce HRW. Les tribunaux militaires peuvent ainsi prononcer la peine capitale à la majorité simple, même en l’absence de demande du ministère public. Les peines ne peuvent faire l’objet d’une commutation ou d’une grâce et doivent être exécutées dans un délai de 90 jours. Il faut souligner que les colons israéliens en Cisjordanie sont explicitement exclus du champ d’application de cette disposition.

En Israël, les tribunaux civils peuvent prononcer la peine de mort ou la réclusion à perpétuité pour des homicides volontaires, s’ils sont commis avec l’intention de « nier l’existence de l’État d’Israël ».

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