Inédit: le rapport annuel 2024 du département d’État US ne fait pas de distinction entre le Maroc et son Sahara

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Le rapport 2024 du département d’État américain intègre le Sahara au cadre du Maroc
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Le rapport annuel 2024 du département d’État américain sur les droits humains, publié sous l’administration Donald Trump, n’a pas fait de distinction entre le Maroc et ce qu’il qualifiait dans ses éditions antérieurs de «Sahara occidental».

Bien qu’il estime que la situation au Maroc n’a connu aucune amélioration substantielle au cours de l’année écoulée, le rapport 2024 du département dirigé par Marco Rubio apporte une bonne nouvelle pour le Royaume. Pour la première fois, le document ne fait plus de distinction entre le Maroc et ce que les rapports antérieurs qualifiaient de « Sahara occidental ».

Contrairement aux précédentes éditions , ce rapport ne distingue plus entre le Maroc et son sahara, conformément aux modifications intervenues après l’accord Tripartite Maroc-Etats-Unis-Israël signé dans la foulée des accords d’Abraham en décembre 2020. Les événements en territoire saharien sont désormais traités dans le cadre unique de la situation au Maroc. Le présent rapport marque ainsi une rupture notable avec les précédentes éditions en matière de traitement du Sahara.

Rupture avec le passé

Cette évolution, qui intervient après cinq ans de retard, reflète les changements géopolitiques intervenus après la signature dudit accord tripartite.

Dans ce contexte, les États-Unis ont ajusté leur position officielle sur le Sahara, reconnaissant implicitement la souveraineté marocaine sur le territoire. Ainsi, les événements survenus dans la région saharienne sont désormais traités de manière naturelle avec ceux survenus au Maroc, sans création d’une section séparée comme dans les éditions précédentes.

Impact diplomatique au Maghreb

Les observateurs estiment que cette modification pourrait avoir un impact significatif sur la diplomatie américaine au Maghreb et sur le traitement international du conflit autour du Sahara marocain.

Elle illustre également une volonté de la part de Washington de consolider ses relations avec Rabat et de soutenir le Royaume dans sa position stratégique en Afrique du Nord.

Maintien d’un ton critique sur les droits humains

Le rapport 2024, tout en intégrant le Sahara, conserve néanmoins un ton critique sur la situation intérieure marocaine. Il appelle à des progrès dans le respect des libertés fondamentales et la protection des droits civiques, notamment en matière de liberté de presse et de droits des travailleurs.

L’administration américaine souligne également la nécessité de renforcer la transparence et l’efficacité des enquêtes sur les violations alléguées commises par les forces de sécurité.

Une reconnaissance diplomatique implicite

Pour le Maroc, cette évolution diplomatique constitue une reconnaissance implicite de sa politique de gestion du Sahara et de ses efforts pour maintenir la stabilité et le développement dans ses provinces du Sud. Selon certains analystes, cette nouvelle approche américaine pourrait également influencer les positions d’autres pays occidentaux sur la question saharienne et renforcer la position du Maroc au sein des instances internationales.

En somme, le rapport annuel 2024 du département d’État américain constitue à la fois un instrument de critique sur les droits humains au Maroc et un signal fort sur le plan diplomatique concernant la question du Sahara, reflétant les réalités géopolitiques post-Accords d’Abraham.

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