Le Club des avocats du Maroc a adressé, ce mercredi 28 août, un signalement au…
Opposés à la réforme du code de procédure civile, les avocats passent aux sit-in et boycotts
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La réforme du code de procédure civile signerait la fin de l’avocat de proximité et de l’accès au droit pour tous. Les robes noires sont en colère et le font savoir. Face au silence du gouvernement, ils prévoient d’organiser tous les jeudis des manifestations devant les cours d’appel du pays et de boycotter les séances des chambres criminelles.
À partir de cette semaine, les robes noires boycotteront les séances des chambres criminelles des cours d’appel pour une durée de deux semaines, à l’exception des procédures d’urgence. Ils comptent également observer, chaque jeudi, un sit-in hebdomadaire d’une heure de 11h00 à midi dans l’ensemble des tribunaux du pays.
L’association des barreaux du Maroc a exprimé son mécontentement face aux «réactions irresponsables et insensibles» du gouvernement concernant les revendications des avocats, notant qu’elle a épuisé tous les moyens de dialogue sans recevoir «aucune réponse sérieuse».
Le projet de réforme du code de procédure civile, soutenu par le ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi, veut moderniser le système judiciaire, notamment en intégrant la numérisation des procédures.
La réforme est fortement décriée par les avocats qui mettent en garde contre une atteinte à l’État de droit et une confiscation du droit d’ester en justice. Ce projet impose des mesures strictes de contrôle et de supervision, limitant ainsi la liberté d’exercice des avocats. Ces changements pourraient, selon eux, mener à une centralisation excessive des décisions, mettant en péril l’indépendance de la justice.
L’Association des Barreaux du Maroc (ABAM) a multiplié les sorties médiatiques pour dénoncer cette réforme. Elle a dans ce cadre appelé tous les avocats à se montrer solidaires et à se rassembler autour de leurs revendications légitimes, affirmant sa détermination à poursuivre la lutte jusqu’à satisfaction de toutes les demandes.
Enfin, l’ABAM a dénoncé «l’indifférence du gouvernement face à la situation» et son incapacité à chercher sérieusement des solutions adéquates, indiquant que ces mesures résultent d’un dialogue tronqué et improductif.
