Salaires, retraite, fonction publique…: les revendications du SNDF (UMT)

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UMT Syndicat national démocratique des finances Miloudi Moukharik
Miloudi Moukharik, SG de l'UMT, lors du Congrès nationalSyndicat national démocratique des finances. ©DR

Le Syndicat national démocratique des finances exprime son rejet catégorique des politiques «antisociales» imposées par les institutions financières internationales et qui ont aggravé les inégalités sociales et territoriales, affaibli le pouvoir d’achat des travailleurs et des citoyens, et favorisé les atteintes aux droits et libertés syndicales.

Dans un communiqué à l’issue de son congrès national, tenu à Bouznika du 13 au 15 juin 2025, le Syndicat national démocratique des finances (SNDF) affirme sa disposition à s’engager dans toutes les formes de lutte et de mobilisation pour défendre les droits de la classe ouvrière. Il appelle ainsi l’exécutif à répondre sans délai aux revendications jugées légitimes et urgentes de l’UMT, qui visent à améliorer les conditions de vie des fonctionnaires et des citoyens dans un contexte de fortes pressions économiques et sociales.

Parmi ces revendications figurent l’augmentation des salaires, la revalorisation du salaire minimum et des allocations familiales, la réduction de l’impôt sur le revenu, l’augmentation des pensions de retraite ainsi que le règlement des conflits sociaux en suspens.

Le congrès rejette en effet l’approche purement comptable de la réforme des retraites, qu’il qualifie de «triangle maudit» reposant sur le recul de l’âge de départ, la hausse des cotisations et la baisse des pensions. Il dénonce également le démantèlement progressif du service public et la privatisation croissante des fonctions de l’État.

Le SNDF, affilié à l’Union marocaine du travail (UMT), insiste sur l’urgence de publier les textes d’application liés au nouveau statut de la fonction publique, notamment ceux encadrant la mobilité, la formation continue et le référentiel des fonctions et compétences. Une autre réclamation concerne la création d’un nouveau grade de promotion pour l’ensemble des catégories du personnel du ministère ainsi qu’une révision du statut afin de corriger ses insuffisances.

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L’organisation syndicale appelle par ailleurs à la création d’un institut des finances répondant aux normes internationales afin de proposer une formation de qualité, adaptée aux évolutions technologiques et aux nouveaux métiers du secteur financier.

Exprimant son inquiétude face au flou qui entoure actuellement la gestion des ressources humaines à la Trésorerie générale du royaume, consécutif au transfert de certaines compétences à la Direction générale des impôts, il appelle à des mécanismes clairs pour assurer la stabilité professionnelle et la lisibilité des parcours de carrière.

Le syndicat insiste également sur la nécessité de reconnaître les compétences des fonctionnaires titulaires d’un doctorat à travers un parcours professionnel valorisant et motivant, tout en appelant à donner la priorité aux cadres internes du ministère pour accéder à l’Inspection générale des finances.

Dans une optique de consolidation du climat social, le syndicat propose enfin l’adoption d’un pacte social fondé sur la participation, l’équité, la stabilité et la justice, dans le but de renforcer la coopération, la performance et la paix sociale au sein du ministère.

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