Le ministère de la Santé a récemment publié une nouvelle liste des prix des médicaments.…
Maroc: les pharmaciens alertent sur une pénurie de médicaments antidépresseurs
Publié le
Une nouvelle pénurie de médicaments a été constatée ces derniers jours, touchant principalement les traitements contre la dépression et l’anxiété.
Plusieurs médicaments sont actuellement en rupture de stock au Maroc. Cette situation menace les protocoles de traitement, ces médicaments nécessitant une prise régulière sur prescription médicale et un suivi minutieux.
Contactés par H24Info, plusieurs pharmaciens exerçant à Rabat et Casablanca ont confirmé cette pénurie. L’un d’eux indique que cette situation perdure depuis plus d’une semaine. «Les quatre médicaments Velaxor, Athymil, Anxiol et Wellbutrin sont en rupture de stock depuis plus d’une semaine. Outre les anxiolytiques, nous constatons également une pénurie importante de certains autres médicaments, notamment des pommades ophtalmiques et même de l’insuline», a-t-il alerté.
«Nous sommes dans l’embarras avec nos clients, en particulier ceux souffrant de dépression et d’anxiété, car ils suivent un traitement rigoureux et exigeant. Ils sont contraints de consulter leur médecin pour modifier leur prescription en fonction des disponibilités», ajoute un autre pharmacien.
Certains pharmaciens signalent également une rupture de certains dosages, même lorsque le médicament est encore disponible en quantité limitée.
Le groupe du Parti du progrès et du socialisme à la Chambre des représentants a interpellé le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Mohamed Amine Tahraoui, au sujet de cette pénurie de médicaments antidépresseurs. Dans une question écrite, le groupe parlementaire met en garde contre les conséquences graves de cette rupture pour les patients qui dépendent de ces traitements.
Les députés du PPS appellent donc à des mesures urgentes pour remédier à cette crise, rappelant que toute interruption dans la disponibilité de ces médicaments peut entraîner des complications graves, voire mettre en danger la vie des patients. Ils demandent enfin au ministre de la Santé d’expliquer les raisons de cette pénurie et de préciser les mesures envisagées par le ministère.
