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Sénégal : l’ambassadeur du Maroc vraiment empêché d’accéder à la mosquée Hassan II ?
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Selon une information qui enflamme la toile, l’ambassadeur du Maroc au Sénégal aurait été empêché d’accéder à la cour de la mosquée Hassan II de Dakar, lors de la prière de l’Aïd al Fitr. Mais s’agit il d’un incident diplomatique ou d’un simple protocole ?
Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux a suscité de vives réactions : on y voit l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Hassan Naciri, momentanément retenu par des agents de sécurité à l’entrée de la cour de la Grande Mosquée de Dakar lors de la prière de l’Aïd al-Fitr. Certains internautes y ont vu un incident diplomatique. Mais les faits, replacés dans leur contexte, racontent une tout autre histoire.
M. Pape Alé Niang est le DG de la Radio Télévision Sénégalaise https://t.co/gygWft7Avr
— Le Maroc au Sénégal 🇸🇳 🇲🇦 (@MoroccoInSEN) March 21, 2026
Face à la montée des spéculations, le Directeur général de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS), M. Pape Alé Niang, a publié un démenti formel, précisant que l’ambassadeur du Maroc n’a jamais été empêché d’accéder à la prière.
Ce démenti a ensuite été republié sur la page Facebook de l’ambassade du Maroc à Dakar, afin de couper court aux rumeurs.
Hassan Naciri a même dirigé la délégation du corps diplomatique présente à la Grande Mosquée, conformément aux usages protocolaires.
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D’après plusieurs sources concordantes, la courte interruption visible dans la vidéo relève d’une procédure de sécurité habituelle : le passage était momentanément réservé au président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et à sa délégation.
Une fois le cortège présidentiel passé, l’ambassadeur a pu accéder normalement à l’esplanade, puis rejoindre l’espace du point presse.
Il aurait même salué le président sénégalais à deux reprises, transmettant les félicitations du Roi Mohammed VI et recevant en retour les vœux du chef de l’État.
Les mêmes sources soulignent que tout s’est déroulé conformément au protocole en vigueur. La place de l’ambassadeur pour la prière avait été réservée à l’avance, et d’autres diplomates présents n’ont pas non plus été autorisés à accéder à l’espace dédié à la déclaration de presse, réservé exclusivement au président.
Quand les réseaux sociaux s’emballent
La diffusion de la vidéo a néanmoins suffi à alimenter les interprétations, certains y voyant un geste politique dans un contexte sensible. D’autres rappellent qu’il s’agit d’une scène classique lors des grands rassemblements religieux, où les mesures de sécurité sont strictes.
Aucun incident diplomatique n’a eu lieu.
La séquence, sortie de son contexte, illustre surtout la rapidité avec laquelle une image peut être interprétée — ou surinterprétée — dans un climat politique chargé.
