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Casablanca : 7 ans de prison pour une femme condamnée pour exploitation d’une mineure
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La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a condamné une femme à sept ans de prison ferme pour traite d’êtres humains et exploitation sexuelle d’une mineure. Un second accusé poursuivi dans la même affaire a été acquitté.
La Chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Casablanca a condamné, mardi, une femme poursuivie en état d’arrestation pour traite d’êtres humains et exploitation sexuelle d’une mineure.
La juridiction a reconnu l’accusée, identifiée par les initiales Aïcha T., coupable des faits qui lui étaient reprochés, notamment la traite d’êtres humains à travers l’exploitation sexuelle de mineures, et l’a condamnée à sept ans de prison ferme.
En revanche, la même chambre, présidée par le conseiller Ali Torchi, a prononcé l’acquittement du second accusé, Azzedine T., qui comparaissait en liberté, des charges d’attentat à la pudeur sur mineure.
Des accusations graves retenues par le parquet
Le parquet avait poursuivi l’accusée principale pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment consommation de drogue, facilitation de l’usage de stupéfiants, vol avec usage d’arme, participation au viol d’une mineure de moins de 18 ans ayant entraîné la défloration, ainsi que traite d’êtres humains par exploitation sexuelle de mineures.
Les faits se sont déroulés dans la région de Dar Bouazza, dans la périphérie de Casablanca.
Le représentant du ministère public a estimé dans sa plaidoirie que les déclarations des deux accusés étaient incohérentes et contradictoires, affirmant qu’elles ne reposaient sur aucune explication convaincante.
Il a également souligné que les actes reprochés à l’accusée principale constituent clairement une infraction de traite d’êtres humains, indiquant qu’elle aurait attiré une mineure afin de l’exploiter auprès de clients, profitant de sa vulnérabilité et de son jeune âge.
La défense conteste les accusations
De son côté, la défense de l’accusée a tenté de démontrer l’absence des éléments constitutifs de la traite d’êtres humains et de l’exploitation sexuelle, affirmant que la mineure avait quitté le domicile familial depuis deux ans et vivait dans la rue, où elle consommait des stupéfiants.
L’avocat a également soutenu que le vol reproché n’avait pas été commis par sa cliente mais par la mineure elle-même à l’encontre du second accusé.
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Concernant l’agression à l’aide d’une lame de rasoir contre ce dernier, la défense a affirmé qu’il s’agissait d’un acte de réaction après une tentative d’agression et de contrainte sexuelle dont l’accusée aurait été victime.
Malgré ces arguments, la cour a retenu la qualification de traite d’êtres humains et d’exploitation d’une mineure, prononçant une peine de sept ans de prison ferme.
