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Casablanca: un enseignant se donne la mort après avoir été suspendu de ses fonctions
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À Casablanca, un enseignant a mis fin à ses jours à la suite d’une décision de suspension temporaire de ses fonctions. Cette mesure disciplinaire a été pris après une plainte pour « comportement violent en classe ».
Selon des sources syndicales, l’enseignant subissait une forte pression en raison de son affectation simultanée dans trois établissements scolaires à Casablanca, une charge de travail jugée écrasante, tant sur le plan physique que psychologique. Des accusations de mauvais traitement envers ses élèves ont ensuite été déposées à son encontre.
Les mêmes sources rapportent que les parents d’élèves ont finalement retiré leurs plaintes, à l’exception de l’association des parents d’élèves, dont la position a servi de fondement à la décision officielle de suspension prononcée mardi dernier.
Samedi 5 juillet, la directrice de l’un des établissements lui a interdit de signer le procès-verbal de fin d’année administrative, au motif qu’il était désormais suspendu. Cette décision, conjuguée au trouble psychologique provoqué par la suspension, aurait conduit le jeune enseignant à mettre fin à ses jours.
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Face à ce drame, l’Organisation marocaine pour la justice et les droits humains a exprimé sa profonde indignation, dénonçant une gestion injuste du dossier par l’administration scolaire, marquée par l’absence d’accompagnement psychologique et de soutien juridique.
L’organisation a également souligné l’absence de protection administrative et légale pour les enseignants, notamment en cas de plaintes abusives, et dénoncé le manque de dispositifs de soutien au sein des établissements scolaires, en particulier pour les enseignants en début de carrière.
Elle a appelé à l’ouverture d’une enquête approfondie et urgente afin d’élucider les circonstances de ce drame. L’organisation conclut que cet enseignant est une nouvelle victime d’un système qui peine à trouver un équilibre entre la défense des droits des élèves et la préservation de la dignité des enseignants.

Pour sa part, l’Académie Régionale de l’Éducation et de la Formation (AREF) de la région Casablanca-Settat a publié, ce lundi 7 juillet, un communiqué démentant les rumeurs selon lesquelles le salaire du défunt aurait été suspendu. Elle a précisé qu’il avait bien perçu son salaire du mois de juin, et assuré que le solde de tout compte sera versé à sa famille. L’AREF a également déploré ce drame et présenté ses condoléances à la famille de l’enseignant.
