Casablanca: une école de la mission secouée par une affaire d’“attouchements” sur des enfants de 3 et 4 ans

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Des parents d’élèves d’une école du système français (AEFE) située au Maarif, à Casablanca, ont décidé de s’exprimer à propos d’«une affaire grave survenue au sein de l’établissement», jusque-là passée sous silence.

Selon un communiqué parvenu à H24Info, un gardien en poste depuis 34 ans et résidant dans l’enceinte de l’école a fait l’objet de trois plaintes déposées par des parents d’élèves pour «attouchements sur mineurs». La première plainte a été déposée en mai 2025, suivie de deux autres durant l’été.

Le gardien a été arrêté en juillet dernier et placé en détention. Son procès est prévu le 6 octobre 2025. «Les témoignages des trois enfants plaignants, âgés de 3 à 4 ans, sont au cœur de la procédure judiciaire», précisent les parents.

Parallèlement, d’autres familles expliquent être actuellement en suivi pédopsychiatrique avec leurs enfants, après avoir remarqué des comportements ou des signes inquiétants de la part de leurs enfants, tels que «le refus répété de passer par la porte arrière de l’école, par laquelle, en cas de retard, le gardien accueillait les élèves pour les accompagner en classe, mais aussi « des rougeurs à l’anus et au sexe » de façon répétitive, des crises pour ne pas aller à l’école, ainsi que de l’isolement allant parfois au retrait social».

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Par ailleurs, le communiqué des parents concernés fait savoir que trois enfants du gardien, deux filles et un garçon d’une trentaine d’années, travaillent toujours comme surveillants dans la garderie de l’école. Selon eux, «leur simple présence, même s’ils ne sont visés par aucune plainte, suscite de vives inquiétudes chez certains parents, qui estiment qu’elle peut freiner la libération de la parole des élèves».

Les enfants directement concernés par les plaintes ont déjà quitté l’établissement. D’autres familles, ne se sentant pas en sécurité face au manque de communication de l’école, ont également décidé de retirer leurs enfants dès la fin de l’année scolaire en cours.

Les parents soulignent en outre qu’aucune cellule psychologique n’a été mise en place, ni pour les élèves, ni pour les familles. Ils affirment que «la priorité doit désormais être la protection et la sécurité des élèves».

H24Info a sollicité la direction de l’établissement, mais un membre de l’administration a indiqué ne pas être en mesure de s’exprimer ni de fournir d’informations sur ce sujet.

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