Cybervandalisme à Fquih Ben Salah: trois jeunes interpellés pour piratage et affichage de messages offensants

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Fquih Ben Salah : arrestation de trois jeunes, dont un mineur, pour piratage de panneaux publicitaires
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Les services de la police judiciaire de Fquih Ben Salah ont interpellé, dans la soirée du jeudi 2 octobre 2025, trois individus dont, un mineur de 16 ans, soupçonnés d’être impliqués dans une affaire de piratage informatique visant des panneaux d’affichage publicitaire électroniques.

Les suspects, âgés de 16 à 20 ans, sont accusés d’avoir modifié le contenu d’écrans publicitaires pour y diffuser des messages à caractère immoral et offensant envers une institution réglementée.

Selon les informations communiquées par une source sécuritaire, l’enquête a révélé que les mis en cause avaient réussi à infiltrer le système informatique de deux panneaux publicitaires électroniques appartenant respectivement à un laboratoire d’analyses médicales et à un établissement hôtelier de Fquih Ben Salah.

Ces cyberattaques, survenues dans la soirée de jeudi, ont conduit à la diffusion de messages offensants et d’insultes, provoquant un fort émoi local et alertant les autorités.

L’incident a été rapidement signalé à la police technique et scientifique, qui a lancé une série d’analyses numériques pour identifier leur source.

Opération rapide et coordonnée

Grâce à la combinaison d’investigations techniques et de recherches de terrain, les enquêteurs ont pu localiser et interpeller les trois suspects, quelques heures seulement après les faits.

Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont saisi un appareil électronique — vraisemblablement un ordinateur portable ou un smartphone — contenant des traces numériques du piratage, notamment des scripts de connexion et des captures d’écran.

Les suspects auraient utilisé des outils de hacking rudimentaires, accessibles en ligne, pour contourner les protocoles de sécurité du système d’affichage. L’enquête cherche désormais à déterminer si les auteurs ont agi seuls ou dans le cadre d’un réseau plus large de cyberactivistes.

Le mineur sous surveillance judiciaire

Le mineur a été placé sous mesure de surveillance judiciaire, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale, tandis que l’un des deux jeunes majeurs a été placé en garde à vue.

Le troisième suspect, également majeur, fait quant à lui l’objet d’une enquête approfondie supervisée par le parquet compétent, afin de clarifier son niveau d’implication et les motivations réelles derrière cet acte.

Les chefs d’accusation portent notamment sur l’atteinte à un système automatisé de traitement de données, la diffusion de contenus contraires à la morale publique et l’outrage à une institution réglementée.

Ces faits sont passibles, selon la loi n°07-03 relative aux infractions informatiques, de peines d’emprisonnement et d’amendes conséquentes, renforcées en cas d’implication d’un groupe organisé ou de récidive.

Cette affaire illustre la montée en puissance des actes de cybervandalisme dans certaines villes marocaines, souvent perpétrés par de jeunes internautes désireux de tester leurs compétences en piratage sans mesurer les conséquences juridiques de leurs actions.

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