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Interdiction de vendre les moutons de l’Aïd: les autorités ferment les marchés à bestiaux
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Les autorités marocaines ont lancé une vaste campagne de contrôle pour empêcher l’entrée des moutons destinés à l’abattage dans les villes, à l’approche de l’Aïd al-Adha.
Des instructions strictes ont été émises par plusieurs préfectures et provinces aux caïds et pachas, pour veiller à l’interdiction de la vente de moutons, en vue de préserver le cheptel national, affaibli par la sécheresse et la crise fourragère.
Ainsi, les autorités locales ont intensifié les opérations de surveillance aux entrées des villes, sur les routes rurales et dans les marchés hebdomadaires. Plusieurs camions transportant du bétail ont été interceptés, et des procès-verbaux ont été dressés à l’encontre de leurs conducteurs.
Fermeture des souks et des points de vente informels
Selon des sources concordantes, les walis et gouverneurs ont exigé la fermeture immédiate des marchés aux bestiaux, y compris les magasins, garages, entrepôts, aménagés et transformés en points de vente d’ovins à l’approche de l’Aïd.
Dès ce week-end, des décisions communales ont été prises pour fermer les souks hebdomadaires dans plusieurs régions, notamment dans les zones périphériques de Casablanca, notamment, Berrechid et Médiouna, pour stopper toute transaction liée aux moutons de l’Aïd.
À titre d’exemple, la gendarmerie royale de Deroua (province de Berrechid) a intercepté deux camions à destination de Casablanca et Médiouna. À leur bord : des moutons abattus clandestinement. Les autorités ont procédé à la destruction immédiate des têtes et abats saisis.
Une exception pour préserver le cheptel
Cette mobilisation exceptionnelle intervient suite à l’appel du roi Mohammed VI, demandant aux citoyens de renoncer exceptionnellement au sacrifice rituel de l’Aïd cette année, en raison de la diminution alarmante du cheptel national. La rareté du bétail a déjà entraîné une flambée des prix des viandes rouges.
Plusieurs associations civiles appellent à renforcer ces mesures pour éviter tout contournement de l’interdiction, y compris la vente illégale des abats (notamment la « douara »), afin de protéger le cheptel restant et d’assurer la sécurité alimentaire du pays dans les mois à venir.
