L’UNEM dénonce l’interdiction musclée d’une activité étudiante pro-Palestine à Meknès

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Soutien à la Palestine : L’UNEM dénonce l’interdiction musclée d’une activité à Meknès
Les facultés de Meknès ont connu une forte présence sécuritaire, ce jeudi 17 avril 2026 © DR

L’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) a vivement dénoncé le déploiement sécuritaire autour des facultés de l’Université Moulay Ismaïl de Meknès ce jeudi et la suspension des cours durant trois jours pour empêcher une activité étudiante en solidarité avec la Palestine.

À la reprise des cours ce jeudi, les étudiants ont été surpris par un important dispositif sécuritaire visant à interdire cette même activité, que les étudiants affiliés à l’UNEM avaient décidé de reprogrammer après cette « vacance forcée ». Dans un communiqué, la direction de l’université a réaffirmé l’interdiction de toute activité non autorisée sur le campus, rappelant la nécessité d’un accord préalable de l’administration.

Face à cette décision, la représentativité estudiantine, dominée par la mouvance Al Adl Wal Ihsane (Justice et bienfaisance), exprime son indignation, dénonçant une atteinte grave à l’autonomie des universités et à leur mission académique. Elle critique également l’instrumentalisation du temps universitaire à des fins sécuritaires, au détriment du droit des étudiants à l’expression et à l’organisation.

L’organisation estudiantine accuse les autorités d’avoir instauré une nouvelle ère dans la gestion universitaire, marquée par la fermeture arbitraire des facultés et l’interdiction systématique des activités syndicales étudiantes, comme cela a été observé à l’Université Ibn Tofail de Kénitra en 2022, à l’Université Hassan II de Casablanca en 2023, et à l’Université Abdelmalek Essaâdi à Tétouan en 2024.

L’UNEM fustige également l’attitude de l’Université Moulay Ismaïl qui, selon elle, a décidé de fermer toutes ses facultés durant trois jours pour empêcher la tenue d’un événement organisé par la branche locale de l’UNEM.

L’UNEM dénonce le déploiement sécuritaire autour des facultés de Meknès et l’interdiction d’un évènement de solidarité avec la Palestine
© DR.

Dans le même communiqué, l’UNEM dénonce une «gestion sécuritaire excessive» visant à museler le militantisme étudiant et à réprimer toute forme d’opposition aux politiques publiques en matière d’enseignement supérieur, notamment la «normalisation» avec Israël.

L’organisation appelle l’ensemble des étudiants, des acteurs politiques, syndicaux et des défenseurs des droits humains à se mobiliser face à ce qu’elle qualifie de «régression grave des acquis syndicaux et de la liberté d’expression dans les universités».

Elle réaffirme enfin son attachement au droit légitime d’exercer le travail syndical et appelle ses différentes sections à se mobiliser pour défendre la liberté d’organisation et le droit aux activités estudiantines sur les campus.

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