Fès: le premier substitut du procureur général condamné pour extorsion de 500.000 DH

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Fès : un magistrat de haut rang condamné à un an de prison ferme dans une affaire d’extorsion impliquant un parlementaire
Cour d'appel de Fès © DR

La chambre criminelle chargée des crimes financiers près la cour d’appel de Rabat a condamné, tard dans la soirée de lundi, le premier substitut du procureur général du Roi près la cour d’appel de Fès, dans une affaire d’extorsion visant un parlementaire.

Le magistrat était poursuivi pour des faits liés à l’extorsion présumée de 500.000 dirhams à un député du Parti authenticité et modernité (PAM) en contrepartie d’une intervention destinée à modifier l’orientation d’un dossier judiciaire.

Après avoir rejeté les exceptions de procédure, la cour a acquitté l’accusé des chefs d’accusation d’escroquerie et d’abus d’influence, tout en le déclarant coupable des autres faits retenus à son encontre.

La juridiction a ainsi prononcé une peine de deux ans d’emprisonnement, dont une année ferme et une année avec sursis, assortie d’une amende de 5.000 dirhams, ainsi que des frais de justice.

Une affaire déclenchée par une plainte du parlementaire

Le magistrat avait été poursuivi en état de liberté, à la suite d’une plainte déposée par le parlementaire, qui affirmait avoir été sollicité pour le versement d’une somme de 500.000 dirhams en échange d’une intervention dans un dossier judiciaire concernant des agents de sécurité d’un établissement de nuit lui appartenant dans la province de Moulay Yacoub.

Selon la plainte, le rendez-vous avait été fixé dans un café situé à proximité de l’autoroute reliant Fès à Rabat, où le parlementaire aurait remis la somme convenue au magistrat.

Le plaignant affirme avoir documenté la rencontre à l’aide d’un enregistrement vidéo, présenté comme élément de preuve dans le cadre de l’enquête.

Un dossier sensible pour l’image de l’institution judiciaire

Cette affaire, impliquant un haut responsable judiciaire, intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités à l’égard des infractions financières et des atteintes à l’intégrité des institutions.

Le jugement prononcé par la cour d’appel de Rabat constitue une étape importante dans ce dossier, qui met en lumière les mécanismes de contrôle et de responsabilité au sein de l’appareil judiciaire.

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