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Marché aux fleurs à Casablanca: une reprise florissante pour la Saint-Valentin (vidéo)
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La période de la Saint-Valentin est très attendue par les fleuristes pour booster leurs recettes. L’engouement des clients est-il le même cette année? H24Info s’est rendu au marché des fleurs de Bir Anzarane, à Casablanca. Ambiance.
Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, on célèbre l’amour et déclare sa flamme. Au Maroc, certains profitent également de ce jour pour renforcer les liens affectifs avec leurs proches, tandis que d’autres considèrent cette fête comme une tradition étrangère à la culture marocaine. Une autre catégorie la considère comme un événement purement commercial.
Les perceptions divergent, mais la Saint-Valentin connaît chaque année le même engouement. Au marché des fleurs du boulevard Bir Anzarane, à Casablanca, l’ambiance est à la fois chaleureuse et paisible. Les fleuristes, concentrés mais souriants, façonnent avec soin des bouquets aux couleurs vives, tout en donnant des conseils aux amoureux en quête du cadeau parfait.
«Généralement, à l’occasion de la Saint-Valentin, nous ne recevons pas de commandes à l’avance. La plupart de nos clients viennent le jour même ou la veille. Ce sont essentiellement des Marocains qui, après leur journée de travail, se rendent au marché pour acheter des fleurs», nous confie Abdelkarim.
Le fleuriste fait remarquer qu’au fil des années, notamment depuis 2020 et 2021, la culture des fleurs s’est répandue au Maroc. «Il y a quelques années, elles étaient principalement réservées aux grandes occasions comme les mariages ou les fiançailles. Aujourd’hui, nos clients achètent des fleurs pour offrir à leurs proches, à des amis ou simplement pour décorer leurs maisons», constate-t-il.
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Cependant, le secteur fait face à quelques défis, notamment la hausse des prix des fleurs, en particulier la rose rouge, qui provient principalement de Beni-Mellal ou Marrakech. «La rose rouge est la plus prisée, et les fournisseurs imposent des prix élevés. Cela nous oblige à la revendre plus cher. La tige d’une rose rouge coûte actuellement 20 dirhams», déplore Abdelkarim.
D’autres clients préfèrent les roses blanches, les lys et d’autres variétés, dont certaines sont importées des Pays-Bas.
De son côté, Abdelhak, un autre marchand de fleurs, explique qu’il reçoit depuis une semaine des clients qui viennent spécialement acheter des fleurs pour la Saint-Valentin. Il remarque également que certains clients réguliers achètent souvent des fleurs ou préfèrent composer leur bouquet à l’avance pour diverses occasions. «Notre métier évolue au fil des ans, grâce aux nouvelles tendances et aux préférences des Marocains pour les fleurs», observe-t-il.
Un autre cadeau très prisé à la Saint-Valentin reste les peluches. Et elles ont toujours la cote. «Depuis une semaine ou dix jours, je reçois des clients intéressés par les peluches. J’en ai vendu environ 1.000 pièces à 150 dirhams l’unité», nous confie Oulaya, fleuriste au sein du même marché, soulignant que cette année, une grande partie de ses ventes concerne les peluches rouges. Revenant aux fleurs, elle souligne que les Marocains se tournent de plus en plus vers les roses éternelles, qui peuvent durer jusqu’à dix ans.
N’en déplaise à ses détracteurs, la Saint-Valentin garde bel et bien la cote auprès des Marocains. L’amour (et le portefeuille) triomphera toujours.
