Face à la montée en intensité des manifestations du mouvement Genz212 dans plusieurs villes marocaines,…
Protestations de la Génération Z à Oujda: la justice allège plusieurs peines
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La cour d’appel d’Oujda a prononcé un allègement partiel des peines dans ce qui est considéré comme le plus important dossier lié aux protestations de la « Génération Z » dans la ville. La décision, qui concerne plusieurs prévenus, intervient dans un contexte marqué par une forte mobilisation judiciaire autour d’affaires liées à la liberté d’expression et à la contestation.
La cour d’appel d’Oujda a décidé, lundi, de réduire plusieurs peines prononcées en première instance contre des personnes poursuivies dans le cadre des protestations de la « Génération Z », tout en confirmant certaines condamnations.
Selon Me Abdelhaq Benqadi, membre du collectif de défense, l’audience a porté sur un dossier impliquant 30 prévenus poursuivis pour leur implication présumée dans des manifestations. Après des débats approfondis et les plaidoiries des avocats, la cour a mis l’affaire en délibéré avant de rendre ses jugements le jour même.
Réduction des peines pour plusieurs accusés
Dans sa décision, la cour a réduit à 6 mois la peine de deux prévenus initialement condamnés à un an de prison ferme. La peine de quatre autres accusés a également été revue à la baisse, passant d’un an et demi de prison ferme à huit mois.
La juridiction a aussi transformé la peine de deux prévenus, initialement condamnés à trois mois de prison ferme, en peine avec sursis. Quant aux autres condamnés, les peines prononcées à leur encontre ont été confirmées.
Report dans l’affaire Zineb El Kharroubi
Dans un développement parallèle, le tribunal correctionnel de Casablanca a décidé de reporter au 9 mars prochain l’ouverture du procès de Zineb El Kharroubi, figure connue du mouvement GenZ212, afin de permettre à la défense de consulter le dossier.
La militante est poursuivie en liberté pour des faits liés à «l’incitation à commettre des délits par voie numérique». Elle avait été interpellée le 12 février à l’aéroport Marrakech-Menara, à son retour de France, avant d’être placée en garde à vue puis transférée à Casablanca, où elle a été présentée devant le procureur.
Une affaire suivie de près par les ONG
Cette procédure judiciaire a suscité de vives réactions dans les milieux associatifs et des droits humains. Plusieurs organisations ont exprimé leur soutien à El Kharroubi, estimant que ces poursuites soulèvent des questions liées à la liberté d’expression et aux garanties constitutionnelles.
Ces dossiers illustrent la sensibilité des affaires liées aux mobilisations numériques et aux nouvelles formes de contestation portées par la jeunesse, dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la mobilisation et la diffusion des revendications.
