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L’archevêque de Rabat accusé de violences sexuelles: ce que l’on sait
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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Cristobal Lopez Romero, archevêque de Rabat, annonce se mettre en retrait de toute activité afin de ne pas interférer avec une enquête pour violences sexuelles diligentée contre lui par le Vatican.
En fonction depuis 2017, Mgr Cristobal Lopez Romero, archevèque du diocèse de Rabat, est éclaboussé par un scandale. Une enquête menée par l’Agence française de presse (AFP) fait état d’accusations de violences sexuelles portées à ce jour par 5 femmes, des fidèles, contre le prélat de 74 ans, dont le nom circulait parmi les potentiels successeurs à la papauté.
Deux témoignages de victimes ont été dévoilés par l’agence française. Les récits de ces victimes, toutes deux des femmes adultes, font pour l’une cas d’agressions sexuelles répétées, alors que l’autre souligne des «gestes physiques perçus comme déplacés», parmi lesquels «des accolades particulièrement appuyées et prolongées» et «une tentative de rapprochement physique pouvant être assimilée à une tentative» de l’embrasser, à laquelle elle dit avoir échappé «tant bien que mal».
Toujours selon l’AFP, au moins trois autres femmes avaient accusé Mgr Cristobal Lopez Romero de «faits similaires».
L’archevêque de Rabat rejette en bloc
Saisi par divers courriers sur le sujet, dont le premier date du mois d’avril dernier, la Nonciature apostolique, l’ambassade du Vatican, a dû en informer Rome qui a ouvert une enquête. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Cristobal Lopez Roméro indique «prendre du recul pour ne pas entraver l’enquête préliminaire en cours, ouverte par l’Eglise». Un retrait qui se va traduire sur le terrain par le fait qu’il ne présidera aucune célébration publique, ni n’interviendra dans aucune activité pastorale.
S’il se dit «conscient des difficultés provoquées par cette situation» et «des interrogations légitimes» qui en découlent, l’homme de foi, qui jouit d’un respect sacerdotal auprès de sa confrérie, assure toutefois n’avoir «commis ni agression, ni violence, ni harcèlement sexuel».
Si aucune plainte n’a, à ce jour, été déposée auprès des autorités marocaines, force est de reconnaître que ce nouveau scandale qui secouent l’Eglise ne laissent personne indifférent. En novembre dernier, c’était le Père Antoine, ex-curé de l’église Notre Dame de Lourdes de Casablanca, qui était indexé pour agressions sexuelles sur des réfugiés mineurs, et aujourd’hui, c’est au tour du patron du diocèse de passer sur le banc des accusés. Il est clair que le dénouement de ces deux affaires sera très attendu par les milliers de fidèles, et au-delà, la communauté chrétienne du Maroc dans son ensemble.
