Rabat: un infirmier de l’hôpital militaire de Rabat écroué pour viol d’une mineure

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Arrestation d'un adjudant-chef accusé de viol d'une fillette de 14 à l'hôpital militaire de Rabat
Photo d'illustration © Unsplash

Le procureur du roi près la Cour d’Appel de Rabat a ordonné la mise en détention provisoire d’un adjudant-chef des Forces armées royales (FAR), impliqué dans une affaire de viol sur mineure au sein de l’hôpital militaire Mohammed V de Rabat.

L’incident a eu lieu à l’intérieur de l’enceinte de l’hôpital militaire, où la victime, âgée de 14 ans recevait des soins. L’accusé, qui était chargé de ses soins et travaillait comme infirmier en chef, a séduit et agressé sexuellement la mineure.

Après avoir appris l’incident, la famille de la victime s’est adressée à la justice, où l’accusé a été interrogé pour les délits de «séduction d’une mineure, harcèlement sexuel, attentat à la pudeur sans violence et abus d’influence».
À la suite de ce recours, le juge d’instruction a ordonné son placement à la prison de Tamesna, après l’avoir confronté à des preuves confirmant son implication dans le crime.

La famille de la mineure, originaire de la ville de Rachidia, avait emmené sa fille à l’hôpital militaire Mohammed V pour y être soignée juste après l’Aïd Al-Fitr, et avait décidé de la garder dans l’établissement de santé avant que l’infirmier en chef ne profite de son influence pour l’agresser.

La première audience dans le cadre de l’interrogatoire détaillé de l’accusé est prévue pour la fin de ce mois d’avril, et il sera confronté à la mineure en présence de son père.

Les ONG montent au créneau

L’Organisation nationale des droits de l’homme et de la lutte contre la corruption a publié un long communiqué sur le viol d’une mineure.

L’organisation a déclaré que «cet incident, qui a secoué la société marocaine et suscité un profond ressentiment dans l’opinion publique, constitue une violation flagrante des droits de l’homme, en particulier des droits de l’enfant».

L’Organisation, qui a appelé à l’application stricte de ces principes juridiques, est revenu sur les détails de «cet incident odieux» révélant que l’agression a eu lieu dans une salle privée de l’hôpital, alors que la victime était seule avec le suspect, et l’auteur a profité de l’état d’anxiété de la jeune fille en raison de son séjour à l’hôpital pour y être soignée.

L’organisation s’est interrogée également sur la façon dont ce crime a pu se produire dans un hôpital militaire, affirmant que l’institution militaire, avec sa réputation et ses valeurs nationales, devrait être un modèle de sécurité et de protection des citoyens.

Elle ajoute : «Comment un événement similaire peut-il se produire à l’intérieur d’un hôpital militaire ? Comment un incident similaire peut-il se produire dans de telles institutions ? Est-il possible qu’il y ait une absence totale de sécurité et de contrôle médical sur les patients, en particulier les mineurs ?»

L’organisation a exprimé ses craintes que l’auteur du crime ne bénéficie pas d’un procès équitable en raison de l’influence dont il jouit au sein de l’institution militaire.

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