Dans une nouvelle tentative pour sauver la seule raffinerie de pétrole du Maroc, les travailleurs…
SAMIR, salaires, chômage… La CDT annonce une marche nationale le 28 juin à Casablanca
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La Confédération démocratique du travail (CDT) appelle à une marche nationale de protestation le 28 juin à Casablanca pour dénoncer la cherté de la vie, la dégradation du pouvoir d’achat et la montée du chômage.
Dans un communiqué daté du 18 juin, la Confédération démocratique du travail (CDT) appelle ses membres, les travailleurs, les retraités, les jeunes au chômage ainsi que l’ensemble des citoyens à participer à une marche nationale de protestation qui se tiendra le dimanche 28 juin à Casablanca.
Selon la centrale syndicale, cette manifestation est en réponse à «la hausse continue du coût de la vie, la dégradation du pouvoir d’achat, l’aggravation du chômage, de la pauvreté et de la précarité sociale, ainsi que le manque de réponse du gouvernement aux revendications sociales et économiques des différentes catégories de la population».
La mobilisation, qui prendra son départ à 10h00 depuis la place Ennasr (place des Nations unies) vers le siège de la CDT à Derb Omar, s’inscrit dans la continuité des manifestations organisées le 1er mai et de la marche du 17 mai, précise la CDT.
Dans son communiqué, la CDT énumère plusieurs revendications. A commencer par une augmentation générale des salaires dans les secteurs public et privé, ainsi qu’une revalorisation des pensions de retraite en adéquation avec la hausse des prix et l’érosion du pouvoir d’achat. Elle réclame également le relèvement et l’unification du salaire minimum (SMIG et SMAG) et une réduction de l’impôt sur le revenu.
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Les autres réclamations de l’organisation incluent l’application intégrale des engagements contenus dans l’accord social d’avril 2022 et son avenant d’avril 2024 dans le cadre du dialogue social, la préservation des acquis sociaux et le rejet des réformes des régimes de retraite reposant sur les cotisations des salariés et fonctionnaires, ainsi que la garantie du droit à un travail décent, à la stabilité de l’emploi et à une protection sociale effective.
Il s’agit également du respect des libertés syndicales, du droit d’organisation et du droit de grève, ainsi que l’arrêt de toute forme de restriction de l’action syndicale, ou encore la lutte contre la corruption, les monopoles, la spéculation et toutes les formes d’enrichissement illicite.
S’y ajoutent enfin la sauvegarde de la raffinerie SAMIR et sa remise en activité afin de préserver son rôle stratégique dans la sécurité énergétique nationale, ainsi que la mise en place d’un nouveau contrat social fondé sur l’équité, la justice sociale et territoriale, et sur la création d’emplois pour les jeunes.
