Tanger: après la mort d’un bébé, les autorités traquent les crèches clandestines

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Mort d’un nourrisson à Tanger : vaste opération de contrôle des crèches non autorisées
© Gautam Arora/Unsplash

Une campagne de contrôle sans précédent vise depuis plusieurs jours les crèches de la ville de Tanger, notamment dans les quartiers populaires, après le décès tragique d’un nourrisson dans une structure non autorisée du quartier Bni Makada.

Selon des sources locales, l’opération a été déclenchée à la suite d’une vidéo devenue virale, montrant une fillette de huit ans maltraitant à plusieurs reprises un bébé, entraînant sa mort. Le drame, survenu mercredi dernier, a provoqué une onde de choc et relancé le débat sur la prolifération anarchique de garderies illégales dans la ville.

Les services du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication à Tanger – seul organisme habilité à délivrer les autorisations d’accueil pour les enfants âgés de 3 mois à 4 ans – ont lancé un recensement des crèches exerçant sans agrément. Cette tâche, reconnue difficile, s’inscrit dans le cadre d’un plan de régularisation et de mise en conformité.

Selon les mêmes sources, les propriétaires de ces établissements non autorisés s’exposent à de lourdes sanctions. L’objectif est de coordonner avec les autorités locales pour prendre des mesures dissuasives, incluant des poursuites judiciaires.

Fermetures en série de crèches non agréées

Le drame a également révélé de graves manquements dans la crèche concernée : installée dans une ruelle étroite, au sein d’un immeuble inachevé, elle accueillait des enfants de tous âges sous un simple permis d’activité commerciale délivré par la commune.

Les autorités rappellent que les crèches agréées sont soumises à des inspections régulières et doivent respecter les normes strictes fixées par le cahier des charges du ministère. Les licences sont délivrées au niveau central, après vérification des conditions de sécurité, d’hygiène et de qualification du personnel.

La direction régionale du ministère à Tanger a déjà prononcé plusieurs décisions de fermeture à l’encontre de structures illégales dans divers quartiers de la ville. Ces établissements, selon la même source, “ne remplissaient pas les conditions minimales requises pour la garde d’enfants et mettaient en danger leur sécurité physique et morale”.

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