Alors que les forces de sécurité ont été mobilisées à Fnideq, après l'annonce d'un nouveau…
Tétouan: une Algérienne condamnée à 8 mois ferme pour incitation à l’immigration clandestine
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Le tribunal de première instance de Tétouan a prononcé, mercredi 23 octobre 2024, une peine de 8 mois de prison ferme à l’encontre d’une citoyenne algérienne à l’origine d’une large controverse après l’assaut massif de migrants mené depuis Fnideq vers le préside occupé de Sebta, le 15 septembre dernier.
La cour a condamné une youtubeuse algérienne, à huit mois de prison, assortie d’une amende de 500 dirhams, pour «incitation à l’immigration clandestine» et «fourniture de déclarations mensongères aux médias».
L’affaire a débuté lorsque cette citoyenne algérienne a fait des déclarations aux médias lors de la tentative d’intrusion collective dans l’enclave occupée, prétendant être une Marocaine de la région de l’Oriental et affirmant qu’elle était prête à vendre un rein pour pouvoir quitter le Maroc.
Alors que ses vidéos sont devenues virales sur les réseaux sociaux, certains internautes avisés ont découvert qu’elle avait fait de nombreuses déclarations sur les chaînes algériennes et qu’elle faisait partie de d’un groupe venu alimenter les appels au grand assaut sur Sebta.
Les autorités ont donc procédé à son arrestation à Belyounech, où elle se trouvait avec deux jeunes marocaines. Elle a ensuite été traduite en justice pour des charges liées à l’incitation à l’immigration illégale et à la diffusion de fausses informations, ce qui a abouti à son incarcération à la prison locale de Tétouan.
الاذاعة الرسمية الجزائرية تنشر مقطع فيديو لجزائرية في المغرب تريد الهجرة لاسبانيا عبر سبتة المحتلة على أنها مغربية
و هناك من مازال يشك أن النظام الجزائري ليس متورط في هذه الحملة القذرة pic.twitter.com/7xKEwj31jF— Anas Sh (@anass004e) September 16, 2024
Quelques jours après la tentative d’un assaut collectif, 152 personnes avaient été déférées le 19 septembre devant la justice dans le cadre d’une campagne de lutte contre les appels incitant à l’immigration clandestine.
Le 24 du même mois, cinq condamnations avaient été prononcées par le tribunal de première instance de Tétouan suite à l’assaut migratoire collectif sur le préside occupé de Sebta. Deux des condamnés ont écopé de six mois de prison ferme, tandis que les trois autres purgeront une peine de trois mois.
Lors de l’audience du 1er octobre, plus de 70 individus avaient comparu devant les juges du tribunal de première instance de Tétouan. Le tribunal a statué sur plus de cinquante autres dossiers.
Les peines prononcées allaient de trois à neuf mois de prison ferme, accompagnées d’amendes qui n’ont pas dépassé mille dirhams. Selon une source bien informée, une seule personne a été acquittée, tandis que vingt autres ont été condamnées à neuf mois de prison ferme. Vingt-sept personnes ont écopé de sept mois de prison ferme, une personne a été condamnée à six mois, et deux autres à trois mois de prison ferme.
Les régions avoisinantes de l’enclave occupée ont été, rappelons-le, le théâtre de scènes de va-et-vient entre les forces de l’ordre et des groupes de migrants en situation irrégulière. Ces derniers, présents en nombre sans précédent, tentaient des assauts collectifs en réponse à une campagne numérique incitant à l’immigration illégale.
Cette campagne, accompagnée de slogans tels que « Rendez-vous le 15/9 » et « 15/9 Fnideq – Sebta », avait attiré des centaines de jeunes et d’adolescents venus de diverses villes marocaines, ainsi que des personnes provenant de pays du Maghreb, du Moyen-Orient et d’Afrique subsaharienne.
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Près de 400 migrants ont franchi toutes les barrières mises en place par les forces de l’ordre, réussissant à atteindre les frontières avec le préside occupé de Sebta, le jour du 15 septembre. Ils avaient tenté cette fois d’atteindre l’enclave via la clôture plutôt que par la mer (à la nage).
Malgré l’intensification des mesures de sécurité, les confrontations se poursuivaient de la soirée de samedi 14 septembre au lundi 16 septembre entre les forces publiques et des groupes de migrants de différentes nationalités, qui ont pu atteindre en nombre au poste de Bab Sebta via des zones montagneuses, se sont soldées par des dizaines d’arrestations.
