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Transfert du «Caïd giflé de Témara» vers un service interne du ministère de l’Intérieur
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Le ministère de l’Intérieur a récemment décidé de muter le caïd de la 7ᵉ annexe administrative de Témara, victime d’une gifle infligée par une femme alors qu’il exerçait ses fonctions.
Selon des sources médiatiques, ce responsable territorial a été relevé de ses fonctions à la tête de ladite annexe et affecté à un service interne relevant du ministère, suite à un incident filmé et largement diffusé sur les réseaux sociaux, montrant une femme agressant physiquement l’agent d’autorité devant une annexe administrative.
Jeudi dernier, le tribunal de première instance de Témara a condamné la femme impliquée à deux ans de prison ferme, tandis que son mari a écopé d’un an de prison. Deux autres accusés ont chacun été condamnés à six mois de prison ferme.
Les faits remontent au 19 mars, lorsque le caïd revenait à son bureau après avoir dirigé une campagne de libération de l’espace public visant à éloigner les vendeurs ambulants des rues de sa circonscription. Les marchandises saisies avaient été transportées vers l’entrepôt municipal, y compris celles appartenant à un vendeur ambulant, qui a refusé d’accepter la saisie.
Accompagné de collègues, de son frère et de l’épouse de ce dernier, le vendeur a suivi le caïd jusqu’à son lieu de travail dans l’espoir de récupérer ses biens. Mais, ce dernier a fermement refusé, précisant que les rapports de saisie avaient déjà été rédigés, rendant toute restitution impossible.
Ce refus a déclenché une vive altercation. Lorsque l’épouse du frère a tenté de filmer la scène, le caïd est intervenu pour l’en empêcher. En réaction, elle lui a asséné deux gifles, un geste filmé et rapidement viral sur les réseaux sociaux.
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Les quatre personnes impliquées – le vendeur, son collègue, son frère et l’épouse de ce dernier – ont été déférées devant le parquet de Témara le 21 mars. Poursuivis notamment pour outrage à agent public et violence à l’encontre d’un fonctionnaire en exercice, ils ont été placés en détention provisoire. Leur procès a débuté cinq jours plus tard.
