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Litige Maroc–Sénégal : Lekjaa affirme que des « preuves irréfutables » renforcent le dossier marocain
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Fouzi Lekjaa affiche sa confiance avant la décision du TAS, en assurant que son dossier sur la finale de la CAN 2025 repose sur des preuves solides et conformes au règlement.
Le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a affirmé que le dossier présenté par le Maroc dans le litige lié à la finale de la CAN 2025 est « complet et juridiquement solide ».
Des preuves irréfutables
Dans un entretien accordé au confrère Al3omk, il a indiqué que le Maroc dispose de preuves documentées et concordantes, comprenant des rapports officiels et des enregistrements vidéo détaillant le déroulement de la rencontre et les incidents survenus.
Ces éléments, selon lui, renforcent significativement la position du Royaume devant le Tribunal arbitral du sport basé à Lausanne.
Le retrait du Sénégal attesté
Le cœur de l’argumentaire marocain repose sur le retrait de l’équipe du Sénégal, attesté par :
le rapport officiel de l’arbitre ;
des séquences vidéo documentant l’abandon ;
les circonstances entourant l’arrêt du match.
Ces éléments constituent, selon la FRMF, une base juridique solide pour défendre la décision initiale.
Un cadre réglementaire invoqué
Fouzi Lekjaa a rappelé que cette situation s’inscrit dans le cadre de l’article 84 du code disciplinaire de la Confédération africaine de football, relatif à l’abandon de match.
Sur cette base, la CAF avait validé la victoire du Maroc sur le score de 3-0, après le départ des joueurs sénégalais du terrain.
Une posture conforme au règlement
Le président de la FRMF a également souligné que l’équipe marocaine avait accepté de reprendre la rencontre malgré l’abandon adverse, afin de respecter les règles en vigueur.
Refuser de jouer aurait exposé le Maroc à des sanctions pour abandon, conformément aux textes réglementaires.
Un recours toujours en cours
De son côté, la Fédération sénégalaise a saisi le TAS pour contester la décision de la CAF rendue le 17 mars 2026, demandant :
l’annulation de la victoire du Maroc ;
la reconnaissance du Sénégal comme vainqueur ;
un délai supplémentaire pour compléter son recours.
La CAF, via sa commission d’appel, avait toutefois confirmé la défaite du Sénégal par forfait, tout en validant le recours introduit par la FRMF sur la base des articles 82 et 84 du règlement.
Cette affaire reste désormais entre les mains du TAS, dont la décision est attendue et pourrait avoir des répercussions majeures sur l’issue officielle de la CAN 2025.
La CAF promet de respecter la décision du TAS
Le président de la Confédération africaine de football Patrice Motsepe a assuré dimanche dernier qu’il « respecterait » la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par le Sénégal qui conteste le retrait sur tapis vert de son titre de champion d’Afrique au profit du Maroc.
Lire aussi: Finale CAN 2025: Motsepe promet de « respecter » la décision du TAS
« Je respecterai et appliquerai la décision du TAS. Mon opinion personnelle sur cette affaire n’a aucune importance », a déclaré le patron de la CAF lors d’une conférence de presse au Caire après une réunion du comité exécutif de cette institution.
Une indépendance revendiquée
Le patron du foot africain avait défendu quelques jours auparavant l’indépendance de la CAF, affirmant l’indépendance des instances judiciaires de l’organisation, à la suite de la décision controversée concernant la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal.
Dans une déclaration, Motsepe a souligné que les décisions divergentes rendues par la commission disciplinaire et la commission d’appel illustrent cette indépendance. « Aucun pays africain ne sera traité de manière préférentielle », a-t-il assuré, insistant sur la nécessité de garantir des décisions « justes, transparentes et impartiales ».
Pour Motsepe, les décisions successives rendues dans cette affaire illustrent précisément cette autonomie. « L’indépendance des organes judiciaires de la CAF se reflète clairement dans les décisions différentes prises par la commission disciplinaire et la commission d’appel », a-t-il affirmé. Un argument clé pour répondre aux critiques, notamment du côté sénégalais, qui dénonce une procédure biaisée.
🚨 OFFICIAL: CAF PRESIDENT REACTS 🎥
Patrice Motsepe has shared his first reaction following the verdict delivered by CAF’s independent Appeal Committee, which confirmed Morocco as the new AFCON 2025 champions.
In a video statement, the CAF President addressed the outcome,… pic.twitter.com/gAGimYqbs6
— Micky Jnr (@MickyJnr__) March 18, 2026
« Aucun favoritisme »
Face aux accusations de partialité, Motsepe a tenu à envoyer un message clair : aucun pays ne sera favorisé dans les décisions de la CAF.
« Aucun pays africain ne sera traité de manière privilégiée par rapport à un autre », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de garantir des décisions justes, transparentes et impartiales.
Le patron du football africain a reconnu la gravité des événements survenus lors de la finale, assurant que la CAF a engagé des mesures correctives pour améliorer ses procédures.
L’objectif affiché : renforcer la confiance du public, des supporters et des acteurs du jeu dans les décisions arbitrales et disciplinaires, y compris l’utilisation de la VAR.
