Tensions en Corée du Sud: l’ambassade du Maroc met en garde ses ressortissants

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manifestation corée du sud
Manifestation contre le président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol à Séoul le 22 mars 2025. ©AFP

L’ambassade du Maroc en Corée du Sud appelle ses ressortissants à rester vigilants et à prioriser leur sécurité face aux larges manifestations qui pourraient éclater dans le pays, plongé dans une crise politique depuis plusieurs mois.

Face à la crise politique en Corée du Sud, plusieurs représentations diplomatiques dans le pays appellent leurs ressortissants à la vigilance. C’est le cas de l’ambassade du Maroc, qui a émis samedi un communiqué dans lequel elle explique que «malgré les développements en cours en République de Corée, la vie quotidienne reste largement non affectée et les activités se poursuivent comme d’habitude».

Mais la situation pourrait très vite changer: «Cependant, dans les jours et semaines à venir, des mouvements de protestations ou des manifestations à grande échelle pourrait avoir lieu à Séoul (les zones autour de la Cour constitutionnelle – Anguk, Gwanghwamun, Yeoudio, Hannam-dong) et dans d’autres villes et région coréennes», met en garde l’ambassade.

Dans ce contexte, «les ressortissants marocains résidant en République de Corée sont invités à rester vigilants, faire preuve de prudence, et prioriser leur sécurité en évitant les endroits où il y a de larges foules ou des rassemblements publics», exhorte la représentation diplomatique, recommandant à ses ressortissants de se tenir informés à travers les médias locaux et de suivre les instructions des autorités sud-coréennes.

Chaos politique

Le communiqué de l’ambassade marocaine intervient alors que la Corée du Sud est plongée dans le chaos politique depuis le coup de force du président Yoon Suk Yeol début décembre, lorsqu’il a déclaré la loi martiale par surprise et envoyé l’armée au Parlement pour tenter de le réduire au silence. Mais les députés ont contrecarré ses plans en votant à l’unanimité le retour au régime civil.

Lire aussi. Corée du Sud: le président Yoon Suk Yeol arrêté

Ils ont ensuite voté, le 14 décembre, une première motion de destitution contre le dirigeant, alors suspendu de ses fonctions. Puis une autre le 27 du même mois contre son premier remplaçant, le Premier ministre Han Duck-soo, accusé d’entraver les procédures contre le président.

Mais la Cour constitutionnelle a rejeté ce lundi la motion de destitution contre Han Duck-soo, qui redevient ainsi président par intérim en attendant de connaître le sort de Yoon Suk Yeol. Les experts prédisent le verdict de la Cour constitutionnelle concernant ce dernier dans les jours qui viennent mais la date précise n’a pas été annoncée.

Si les juges prononcent la déposition définitive de Yoon, une nouvelle élection présidentielle devra être organisée dans les 60 jours. Sinon, il sera rétabli dans ses fonctions.

Jusqu’à la décision de la Cour constitutionnelle de ce lundi, l’intérim était assuré par le ministre des Finances Choi Sang-mok.

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