La Commission européenne a demandé mardi à la Tunisie d'ouvrir une enquête après que des…
Tunisie: 4 mois de prison pour avoir hissé le drapeau turc par erreur
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Six personnes ont été condamnées à quatre mois de prison en Tunisie pour avoir hissé par erreur le drapeau turc au lieu du tunisien au-dessus d’un bâtiment gouvernemental, ont rapporté les médias locaux vendredi.
Au total, dix personnes, dont ni l’identité ni la fonction n’avaient été précisées, faisaient l’objet de poursuites depuis le 11 septembre quand l’image du drapeau turc flottant au-dessus du siège de la société des chemins de fer SNFCT, accompagnée de commentaires ironiques, était devenue virale. Quatre non lieux ont été prononcés.
Les deux drapeaux, aux couleurs rouge et blanche, sont similaires aussi pour leurs motifs de croissant de lune et d’étoile, mais avec un design différent.
La SNFCT avait présenté ses « sincères excuses » et retiré le drapeau, expliquant avoir passé une commande groupée de plusieurs drapeaux. Selon la société des chemins de fer, l’erreur avait échappé aux fonctionnaires qui avaient reçu la commande et « n’a été remarquée qu’au moment de la levée du drapeau ».
Le ministère des Transports, auquel est rattachée la société des chemins de fer, a ouvert une enquête pour « rechercher les responsabilités et prendre des sanctions administratives et réglementaires » alors que la Tunisie se prépare à une élection présidentielle le 6 octobre.
Tunus’ta devlet demiryolu işletmesi SNCFT’nin binasına ulusal bayrak yerine yanlışlıkla Türk bayrağının asıldığı görüntüler infial yaratmıştı. Elde edilen bilgilere göre bayrağı asan 4 kişi çıkarıldıkları mahkemece tutuklandı. pic.twitter.com/q87a0Y5Qgc
— Haberler.com (@Haberler) September 13, 2024
En mai dernier, neuf personnes avaient été aussi poursuivies après que le drapeau tunisien avait été masqué par un tissu lors d’une compétition de natation. Les organisateurs avaient voulu appliquer une interdiction faite par l’Agence mondiale anti-dopage (AMA) à la Tunisie d’utiliser son drapeau, pour non-conformité au code mondial antidopage.
Mais l’absence du drapeau avait provoqué la colère du président Kais Saied qui s’était déplacé jusqu’à la piscine et avait fait hisser le drapeau. Il avait rapidement limogé le président de la FTN (Fédération tunisienne de natation) et le directeur général de l’Anad (Agence antidopage tunisienne).
Les poursuites judiciaires avaient été lancées pour « atteinte au drapeau de la Tunisie », « formation d’une bande (organisée) pour commettre des agressions et provoquer le désordre » et pour « complot contre la sûreté intérieure » de l’Etat.
Le 5 septembre, trois personnes, en détention dans cette affaire depuis la mi-mai, dont l’ancien patron de l’Anad, ont été libérées après leur condamnation à trois mois de prison avec sursis.
