Affaire Doualemn: le député français Eric Ciotti (UDR) qualifie l’Algérie d' »Etat voyou »

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Le président de l'Union de la droite républicaine (UDR), Eric Ciotti. ©AFP

Le patron de l’Union de la droite républicaine (UDR), Eric Ciotti, allié du RN, a présenté mardi l’Algérie comme un « Etat voyou » après son refus d’accueillir l’influenceur « Doualemn », tout en fustigeant « l’impuissance » de Bruno Retailleau dans un gouvernement « suspendu au bon vouloir du PS ».

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (LR) « a légitimement parlé, de la part de cet Etat voyou, d’une volonté d’humilier notre nation », a affirmé le député des Alpes-Maritimes, revenant lors de ses vœux à la presse sur l’échec de l’expulsion de l’influenceur algérien début janvier.

Comparant cette affaire à « l’extraordinaire volontarisme politique » de Donald Trump dans le bras de fer ce week-end avec la Colombie, qui a finalement envoyé deux avions militaires lundi aux Etats-Unis pour rapatrier des migrants colombiens expulsés, il a regretté que la France ne hausse pas le ton avec l’Algérie.

« C’est le symbole révélateur d’une impuissance et notamment de celle du ministre de l’Intérieur », son ancien collègue chez LR. Bruno Retailleau est « contraint de monter le son pour masquer la vacuité de l’action », a ironisé Eric Ciotti.

« Bruno Retailleau ne me gêne en rien au gouvernement, car son discours me convient », a toutefois reconnu l’ancien patron de LR. « Mais je ne peux me satisfaire de ses mots. J’attends de lui des actes ».

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« La question se posera un jour pour Bruno Retailleau de la conformité de sa parole et de ses actes et de sa présence dans une coalition qu’il aurait condamnée il y a quelques semaines ou quelques mois avec la plus grande des sévérités », a-t-il martelé.

Eric Ciotti, qui revendique 15.000 adhérents à l’UDR, parti qu’il a lancé fin août, a par ailleurs rejoint l’appel du président du RN, Jordan Bardella, à de nouvelles élections anticipées dès qu’elles seront possibles.

« Je pense que la dissolution de l’Assemblée nationale est la seule perspective qui puisse faire gagner du temps à notre pays avant les élections présidentielles pour redonner une majorité stable », a-t-il affirmé, réitérant son appel à une alliance des droites pour sortir le pays du « chaos ».

Comme ses alliés du Rassemblement national, il a entretenu le mystère sur la possibilité de censurer le gouvernement de François Bayrou sur le budget.

« J’attendrai de voir ce qui sort de la commission mixte paritaire » qui se réunit jeudi, a-t-il expliqué, tout en soulignant que son groupe ne voterait pas le budget.

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