Lors du conseil des ministres tenu hier, plusieurs ambassadeurs ont été nommés par le roi…
Alger surréagit à « Chergui 2025 » l’exercice militaire franco-marocain prévu à Errachidia
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L’Algérie a informé jeudi l’ambassadeur de France qu’un projet de manœuvres militaires franco-marocaines, prévu en septembre selon Alger, serait considéré comme un « acte de provocation » qui ne fera « qu’alimenter la crise » actuelle.
Les relations entre la France et l’Algérie n’ont cessé de se détériorer depuis que le président français Emmanuel Macron a affiché en juillet son soutien à la souveraineté marocaine sur son Sahara.
Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé jeudi soir avoir « reçu » l’ambassadeur de France à Alger pour lui faire part de la « gravité du projet » de manoeuvres.
L’exercice est vu comme « un acte de provocation à l’égard de l’Algérie », a dit le ministère, et il ne manquera pas « de porter le climat des tensions entre les deux pays à un seuil supérieur de gravité », a-t-il insisté.
D’après Alger, ce projet de manœuvres militaires franco-marocaines est prévu en septembre à Errachidia, « non loin de la frontière algérienne ».
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Il ne s’agit pourtant pas de la première édition de cet exercice, nommé « Chergui ». En 2022, cette opération militaire a réuni pendant plus de trois semaines dans la région d’Errachidia, les armées marocaine et française à travers des manœuvres interarmées menées dans le cadre des missions de défense de l’intégrité territoriale.
Le but de cette coopération militaire est la consolidation des capacités de planification et le développement de l’interopérabilité technique et opérationnelle entre les Forces Armées Royales et l’Armée française.
Les relations entre la France et l’Algérie traversent l’une des plus graves crises depuis l’indépendance algérienne en 1962.
Déclenchées par le sujet du Sahara, les tensions se sont avivées avec l’incarcération à la mi-novembre en Algérie de l’écricain franco-algérien Boualem Sansal et le refus d’Alger de laisser entrer sur son sol plusieurs de ses ressortissants expulsés de France, puis avec un attentat meurtrier à Mulhouse dont le principal suspect est algérien.
Emmanuel Macron a tenté la semaine dernière de calmer le jeu avec l’Algérie sur les questions migratoires en prenant pour la première fois la parole ces dernières semaines, et appelé à « réengager un travail de fond » sur les accords d’immigration entre les deux pays.
