L'opposant Karim Tabbou, figure du mouvement de contestation qui agite l'Algérie depuis sept mois, a…
Algérie: avec le hashtag « #Manich_Radi », la contestation reprend de plus belle
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Alors que l’Algérie s’enfonce dans une crise économique sans précédent, le président Abdelmadjid Tebboune s’évertue à vanter un bilan socio-économique « amélioré ». Cinq ans après le mouvement pro-libertés Hirak, les espoirs de changement politique profond ne se sont pas tous évanouis.
«Ce que nous avons réalisé (ces cinq dernières années) est un premier jalon pour que notre économie devienne celle d’un pays émergent», a annoncé Abdelmadjid Tebboune le 11 juillet dernier en briguant un second mandat de cinq ans pour parachever, disait-il, une «Algérie nouvelle».
Mais l’économie du voisin de l’est reste dépendante des hydrocarbures, les exportations de gaz naturel fournissant 95% des ressources en devises. Et en politique étrangère, le bilan de Tebboune n’est pas des plus reluisants non plus, avec une Algérie de plus en plus isolée.
Face à cette situation, la population ne cache pas son mécontentement. Une campagne sous le hashtag #Manich_Radi, (« Je ne suis pas satisfait ») gagne ainsi de plus en plus de terrain sur les réseaux sociaux.
⁉️ أين سيهرب تبون🤔#مانيش_راضيDzمحطة pic.twitter.com/zfIlELuVMZ
— مصطفى (@willis_9999) December 18, 2024
Les Algériens exigent un changement, car ils n’arrivent plus à faire face aux difficultés économiques croissantes, et ce, en plus des restrictions imposées par le gouvernement sur les libertés fondamentales. Certains expriment même leur colère à visage découvert dans des vidéos publiées sous le hashtag #Manich_Radi.
خروج الجزائريين 🇩🇿 لتعبير عن رفضهم لحكم النظام العسكري ❌ بحملة شعبية تشعل 🔥 مواقع التواصل.. #مانيشـراضي ✋#مانيش_راضيDzمحطة pic.twitter.com/PB3N52rZwl
— Jamal_MR 2 🇲🇦 (@jamal_marocain) December 17, 2024
Dans leurs messages, les internautes algériens partagent le numéro correspondant à leur province et expriment leur participation à la campagne visant à changer la situation dans le pays.
Avec la crise économique, Alger a eu recours aux restrictions des importations, provoquant de graves pénuries de produits de base, allant des appareils électroniques aux produits de consommation, comme le sucre ou encore le café. Ajoutez à cela la montée en flèche du taux de chômage et la hausse de l’inflation, à un moment où la monnaie nationale a connu un effondrement historique par rapport au dollar et à l’euro.
