Une présidence obtenue grâce au voix des macronistes, dénonce la gauche. Selon un député, cette…
Assemblée nationale française: nouvelle réunion pour s’entendre sur les groupes d’amitié
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Les négociations sur les présidences des groupes d’amitié à l’Assemblée vont se poursuivre, après l’échec de premières discussions entre les différentes forces politiques pour trouver un accord, a appris mercredi l’AFP de plusieurs sources parlementaires.
Le bureau de l’Assemblée nationale, plus haute instance exécutive de la chambre basse réuni mercredi, a décidé à l’unanimité de la convocation d’une nouvelle réunion entre représentants des groupes politiques au sujet de cet outil de la diplomatie parlementaire.
A chaque législature, les députés se répartissent les présidences de quelque 150 groupes d’amitié qui rassemblent des élus ayant un intérêt pour un pays étranger ou une région, selon le poids des groupes politiques dans l’hémicycle.
Mais cette année, après deux réunions, les forces politiques n’avaient pas réussi à s’entendre sur 19 pays, et la vice-présidente Nadège Abomangoli (LFI), en charge d’organiser ces consultations, s’en était alors remise au Bureau.
Plutôt que de demander à cette instance de trancher, Abomangoli a préconisé la convocation d’une nouvelle réunion pour donner une nouvelle chance aux forces politiques de trouver un accord, selon des membres du Bureau. Une proposition acceptée à l’unanimité par le Bureau, selon les mêmes sources. La date de cette réunion n’a pas été arrêtée.
Les négociations ont été particulièrement difficiles cette année, la nouvelle Assemblée nationale née de la dissolution étant particulièrement fragmentée.
Après un vote indicatif lors de la dernière réunion, aucun des pays listés comme prioritaires par les groupes insoumis et écologistes ne leur a été attribué, selon des sources parlementaires.
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Ces deux groupes avaient alors mis fin aux négociations et demandé au Bureau de l’Assemblée de trancher, dénonçant un accord entre le camp macroniste et le Rassemblement national pour se répartir les pays. Des accusations balayées par ces derniers.
A l’issue de ce vote indicatif, la présidence de France-Maroc avait été attribuée au RN, au grand dam des écologistes qui en avaient fait une priorité absolue.
Les présidences des très demandés France-Sénégal, France-Liban et France-Etats-Unis, étaient, selon ce vote, revenues au groupe macroniste Ensemble pour la République (EPR). Ces pays faisaient également partie des demandes prioritaires de la France insoumise, qui s’estime lésée dans la répartition.
