Les habitants de Téhéran vaquent à leurs occupations habituelles samedi avec un sentiment d'inquiétude, après…
Attaques contre l’Iran : riposte de Téhéran par une escalade dans la région
Publié le
La contre-offensive iranienne n’a pas tardé. Après les frappes israélo-américaines, Téhéran a lancé une salve de missiles qui a touché plusieurs villes et bases militaires dans la région, provoquant une inquiétante montée des tensions.
À Jérusalem et dans plusieurs régions d’Israël, les sirènes d’alerte ont retenti tandis que l’armée confirmait des tirs en provenance d’Iran. Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué une «première vague d’attaques massives» contre Israël.
Des explosions ont également été signalées à Riyad et Abou Dhabi, avec des bases américaines visées à Manama et Doha. Les Émirats arabes unis ont affirmé avoir intercepté des missiles, tandis que le Qatar a indiqué en avoir repoussé plusieurs. La Jordanie a annoncé avoir abattu deux missiles balistiques visant son territoire.
Lire aussi. Attaque des États-Unis sur l’Iran : salve de condamnations à travers le monde
Au moins une personne a été tuée à Abou Dhabi par des débris de missiles. En Irak, un bombardement visant une base militaire abritant un groupe pro-iranien a fait deux morts et cinq blessés. En Syrie, la chute d’un missile iranien dans le sud du pays a causé quatre victimes.
Iran: appels à la désescalade
Les représailles iraniennes ont également visé directement les installations américaines. À Bahreïn, le siège de la Cinquième flotte a été attaqué. Au Qatar, des explosions ont été entendues près de la base d’Al-Udeid, la plus grande de la région. Au Koweït, la base aérienne d’Ali Al-Salem a été ciblée par plusieurs missiles balistiques, provoquant des dégâts sur la piste selon Rome. Enfin, à Abou Dhabi, la base d’Al Dhafra a été touchée, où les États-Unis disposent d’une escadre expéditionnaire.
Face à cette riposte, les réactions diplomatiques se sont multipliées. Moscou a dénoncé une «aventure dangereuse» menaçant la région de catastrophe. L’Union européenne et la France ont appelé à une «retenue maximale» et à la fin immédiate de l’escalade. Le Qatar et l’Arabie saoudite ont exhorté à un retour à la table des négociations, tandis que l’Union africaine a plaidé pour une «désescalade urgente» afin d’éviter d’aggraver l’instabilité mondiale.
