L’extrême droite néerlandaise surfe sur les heurts d’Amsterdam pour stigmatiser les Marocains

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Greet Wilders lors du débat au parlement sur les incidents d'Amsterdam
Greet Wilders lors du débat au parlement sur les incidents d'Amsterdam

La controverse enfle aux Pays-Bas suite aux violences survenues après le match Ajax-Maccabi Tel-Aviv. Lors d’un débat au Parlement, les propos du leader du PVV, Geert Wilders, envers les musulmans, y compris et surtout, les Marocains ont suscité une vive indignation. 

Les affrontements qui ont éclaté à Amsterdam après le match de Ligue des champions entre l’Ajax et le Maccabi Tel-Aviv continuent de faire des vagues, cette fois sur la scène politique. Le Parlement néerlandais a tenu mercredi un débat houleux sur ces incidents, marqués par des accusations d’antisémitisme et d’islamophobie.

Les élus ont fermement condamné l’antisémitisme dans un débat sur les émeutes qui ont suivi le match Ajax-Maccabi Tel-Aviv à Amsterdam. Si l’unanimité régnait sur la nécessité de lutter contre les discriminations, les interventions du leader du PVV (Parti pour la liberté), Geert Wilders, ont scandalisé toute la classe politique. Ce dirigeant d’extrême droite, habituée des provocations, a attribué les violences à une « chasse aux Juifs » menée par des « musulmans, principalement des Marocains », des accusations rejetées par plusieurs députés et non corroborées par la police.

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« Vous ne combattez pas l’antisémitisme par un racisme encore plus ignoble« , lui a alors répliqué Rob Jetten, chef de file du D66 (Démocrates 66), dénonçant l’approche incendiaire de Wilders. 

Frans Timmermans, leader de la coalition GroenLinks-PvdA, a rappelé que l’antisémitisme n’était pas l’apanage d’une communauté et a critiqué l’inaction de Wilders face aux dérives d’extrême droite en Europe. Il a accusé Wilders de mettre de l’huile sur le feu: « l’antisémitisme ne peut être combattu par une haine anti-musulmane« .

De son côté, Christine Teunissen du PvdD (Parti pour les Animaux) a, elle, dénoncé l’instrumentalisation des émeutes par Wilders pour promouvoir son discours anti-musulman. « Ce que fait Wilders ici, c’est présenter une histoire partiale et stigmatiser une communauté entière« , a-t-elle déclaré.

Wilders a également appelé à des mesures radicales, notamment la déchéance de nationalité pour les personnes impliquées et la destitution de la maire d’Amsterdam, Femke Halsema. Ces propositions ont été jugées disproportionnées et contre-productives par la majorité des élus néerlandais.  

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Ce débat a mis en lumière une fracture politique sur la manière de traiter les violences communautaires. Tandis que Wilders et certains alliés, comme Caroline van der Plas du BBB, insistaient sur la responsabilité d’une partie de la communauté marocaine, d’autres ont plaidé pour une réponse équilibrée, incluant une reconnaissance des provocations des supporters israéliens.  

« Veillons à ne pas diviser davantage les Pays-Bas« , a conclu Jetten, appelant à des actions fermes contre toutes les formes de haine, mais sans stigmatiser toute une communauté.

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