Un "important responsable" du Hezbollah libanais a été tué vendredi dans une frappe sur sa…
Beyrouth: le responsable média du Hezbollah tué dans un raid israélien
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Le responsable média du Hezbollah libanais, Mohammad Afif, a été tué dimanche dans la frappe qui a visé dans le centre de Beyrouth les bureaux de la branche libanaise du parti Baas syrien, a indiqué à l’AFP une source de sécurité libanaise.
« Le raid sur le quartier de Ras al-Nabaa a entraîné la mort du responsable média du Hezbollah Mohammad Afif », a indiqué à l’AFP cette source de sécurité s’exprimant sous anonymat, après avoir initialement évoqué des « incertitudes » sur le sort du haut responsable du mouvement pro-Iranien.
L’armée israélienne, interrogée, n’a pas commenté ces informations dans l’immédiat. Israël a décimé ces derniers mois la direction du Hezbollah en tuant son ex-chef Hassan Nasrallah dans une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth le 27 septembre ainsi que plusieurs dirigeants militaires et politiques.
Combattant sur deux fronts, Israël dit vouloir mettre hors d’état de nuire le Hezbollah et le Hamas palestinien, des alliés de l’Iran, son ennemi juré. Il a juré de détruire le Hamas après l’attaque menée par ce mouvement islamiste contre son territoire le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza, et cherche à faire cesser les tirs du Hezbollah.
Dans le territoire palestinien assiégé et ravagé de Gaza, au moins 46 personnes ont été tuées dans des raids israéliens, selon le porte-parole de la Défense civile Mahmoud Bassal.
مراسلة #الجزيرة: غارة إسرائيلية ثانية على منطقة #برج_البراجنة في الضاحية الجنوبية لبيروت#حرب_غزة #الأخبار pic.twitter.com/WfogQgZEUz
— قناة الجزيرة (@AJArabic) November 17, 2024
La frappe la plus meurtrière a eu lieu en pleine nuit à Beit Lahia (nord). Vingt-six corps ont été retirés des décombres d’un bâtiment de cinq étages ciblé, « dont des enfants et des femmes », et au moins 59 personnes sont piégées sous les ruines, a-t-il dit.
« Nous avons entendu la frappe israélienne et tout le secteur a tremblé. J’étais à la maison chez des proches et on a pensé tous que la mort était proche », a raconté à l’AFP Jaber Ghabayen, un parent d’une famille dans l’immeuble détruit.
Selon des images de l’AFP, l’immeuble a été transformé en tas de ruines. Des corps enroulés dans des couvertures ont été évacués sur un chariot tiré par un âne.
L’armée israélienne a lancé le 6 octobre une opération terrestre d’envergure dans le nord de Gaza pour, selon elle, empêcher les combattants du Hamas de s’y regrouper.
Vingt autres Palestiniens dont des femmes et des enfants ont péri dans des bombardements à Rafah (sud), Nousseirat et à Al-Bureij (centre), a dit M. Bassal.
Jihad Eid, qui a perdu un neveu dans le raid contre une maison à Al-Bureij, évoque une situation « horrible ». « C’étaient des enfants innocents qui étaient chez eux et qui n’ont rien à voir avec tout ce qui se passe. »
Le 7 octobre 2023, des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine ont mené une attaque d’une ampleur et d’une violence sans précédent dans le sud d’Israël, qui a entraîné la mort de 1.206 personnes majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité.
Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées. Au total, 97 restent otages à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.
En riposte, l’armée israélienne a lancé une campagne de bombardements aériens destructeurs suivis d’une offensive terrestre à Gaza qui ont fait 43.846 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas affaibli par les coups d’Israël.
