Le Tribunal Suprême espagnol a confirmé mardi les condamnations en 2019 d'ex-poids lourds du Parti…
Espagne: un proche de Pedro Sanchez interpellé pour corruption
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Santos Cerdán, l’ex-numéro 3 du Parti socialiste espagnol (PSOE), un proche de Pedro Sanchez a été placé lundi en détention provisoire dans le cadre d’une enquête pour corruption impliquant également un ancien bras droit du chef du gouvernement.
« Le juge de la Cour suprême a placé en détention provisoire et sans caution l’ex-secrétaire de l’organisation du PSOE Santos Cerdán » pour « association de malfaiteurs, corruption et blanchiment d’argent », ont indiqué à l’AFP des sources judiciaires, précisant qu’il existait selon le magistrat « un risque de fuite et de destruction de preuves ».
Santos Cerdán a été entendu par le juge en charge de cette enquête lundi, et a nié devant lui toute malversation, se disant victime de manoeuvres politiques, selon les mêmes sources.
Un rapport de police avait révélé mi-juin des « indices », et notamment des enregistrements audio, semblant suggérer que Santos Cerdán pourrait avoir touché des « primes en échange d’attributions irrégulières de marchés publics ».
Parmi les autres personnes visées par cette enquête, l’ex-bras droit de Pedro Sanchez, l’ancien ministre des Transports José Luis Ábalos, et le proche conseiller de ce dernier, Koldo García.
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« Le Parti socialiste a agi de manière ferme dès le début », a réagi lundi Pedro Sanchez, lui-même secrétaire général du parti, rappelant que « Santos Cerdán avait été écarté » du PSOE après ces révélations, qui ont poussé l’opposition à réclamer avec vigueur la démission du chef du gouvernement. Santos Cerdán a également quitté son siège de député.
« Est venu le temps de la justice, et c’est à elle de déterminer exactement quelles sont les responsabilités dans l’affaire Santos Cerdán », a poursuivi Pedro Sánchez, interrogé sur ce sujet lors de l’ouverture de la quatrième conférence internationale sur le financement du développement, organisée à Séville sous l’égide de l’ONU.
La mise en cause de l’ex-N°3 du PSOE est un nouveau volet dans une enquête tentaculaire ouverte depuis plus d’un an sur des soupçons de corruption lors d’achat d’équipements de santé pendant la pandémie de Covid-19.
Ces récentes révélations ont particulièrement ébranlé Pedro Sanchez – qui a justement accédé au pouvoir en 2018 grâce à une motion de censure lancée après un scandale de corruption impliquant le Parti Populaire (droite).
Le Premier ministre a présenté depuis « ses excuses » à plusieurs reprises, assurant qu’il ignorait les faits présumés reprochés à Santos Cerdán.
Pedro Sánchez, qui affronte la pire crise politique depuis son arrivée au pouvoir en 2018, a écarté l’idée de démissionner ou de convoquer des élections anticipées en raison du scandale, et nie que son parti ait été financé illégalement.
