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Municipales en France : le RN avance, mais sans trophée majeur
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Fort de dizaines de victoires aux récentes municipales en France, le Rassemblement national revendique une percée historique dans les petites et moyennes communes, mais reste privé de trophée majeur dans les grandes villes.
Le Rassemblement national a célébré dimanche soir ce qu’il présente comme une percée historique aux municipales. Le parti dirigé par Marine Le Pen a multiplié ses conquêtes dans les petites et moyennes communes, doublant son nombre de maires dès le premier tour et renforçant son implantation dans plusieurs bastions régionaux. Mais derrière cette moisson de victoires, le RN se heurte toujours au plafond de verre des grandes villes.
Dès 22 heures, la présidente du RN se félicitait sur France 2 d’une “foison de petites villes et de villes moyennes gagnées”. Selon les résultats du ministère de l’Intérieur, les listes RN et alliés ont remporté 55 communes de plus de 3.500 habitants, dont 38 au second tour. Le parti revendique désormais près de 3.000 conseillers municipaux, soit le double de son précédent record de 2014.
Parmi les prises symboliques, Carcassonne et Castres, mais aussi une série de communes dans l’arc méditerranéen, de La Seyne-sur-Mer à Menton, en passant par Agde. Le RN s’est également imposé dans le bassin minier du Pas-de-Calais, en Lorraine et dans plusieurs villes du Loiret et de la Sarthe. “Jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus sur le territoire français”, a résumé Jordan Bardella depuis le siège du parti.
France: pluie de victoires pour le RN
Les porte-parole du RN ont multiplié les superlatifs : “moisson incroyable”, “grande vague”, “pluie de victoires”. Pourtant, les déconvenues dans les grandes villes sont notables. À Toulon, Laure Lavalette n’a pas confirmé son avance du premier tour. À Nîmes, Julien Sanchez a été devancé malgré sa position de favori. Et à Marseille, Franck Allisio, qui espérait un duel serré, a finalement été largement battu par le maire sortant Benoît Payan.
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Laurent Jacobelli a reconnu des “déceptions”, tout en rejetant la responsabilité sur la droite traditionnelle, accusée d’avoir préféré faire élire des adversaires de gauche plutôt que de soutenir les candidats RN.
Au terme de ce scrutin, le RN peut se targuer d’avoir élargi son implantation territoriale et renforcé son réseau d’élus locaux. Mais l’absence de conquête dans une grande ville confirme les limites de son expansion. La soirée électorale illustre ainsi une dynamique contrastée : une avancée réelle dans les territoires, mais sans trophée majeur qui aurait marqué un basculement historique.
