France: le suspect de l’attentat de Mulhouse a été «refusé» par l’Algérie

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Le ministre français de l'Interieur, Bruno Retailleau. (Capture d'écran H24info)

Le suspect de l’attentat qui a fait un mort et au moins trois blessés samedi à Mulhouse était sous obligation de quitter le territoire et avait été refusé « à dix reprises » par l’Algérie, a déclaré le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau.

« Une fois de plus, c’est le terrorisme islamiste qui a frappé. Et, une fois de plus, j’ajoute que ce sont les désordres migratoires qui sont aussi à l’origine de cet acte terroriste », a lancé sur TF1 le ministre, attendu plus tard dans la soirée à Mulhouse (Haut-Rhin).

« Voilà un individu qui aurait dû être accepté par l’Algérie. L’Algérie l’a refusé à dix reprises. À dix reprises, mes services ont relancé le consulat algérien sans jamais que celui-ci n’accepte quelqu’un qui était né en Algérie », a-t-il rapporté, avant de plaider pour « un rapport de force » avec Alger.

Bruno Retailleau, en lice pour la présidence du parti Les Républicains, s’est prononcé aussi pour une modification du droit.

« Voilà un individu qui était condamné pour apologie du terrorisme. Un individu qui avait des troubles psychiatriques. Et un individu, là encore, qui commet ce crime, mais qui était en situation irrégulière sur le territoire. Et qui était en liberté. Donc les Français n’y croient plus rien. Il faut changer le droit », a-t-il lancé.

Lire aussi. France: à Mulhouse, une attaque au couteau fait un mort et plusieurs blessés (vidéos)

« Pour ces individus très dangereux (…) je pense qu’il faudrait une rétention. Des peines de sûreté. Pour les maintenir, tant qu’on ne peut pas les renvoyer, en centre de rétention », a poursuivi Retailleau.

Un homme de 37 ans, fiché pour prévention du terrorisme, est suspecté d’avoir tué à l’arme blanche une personne et d’avoir grièvement blessé au moins trois policiers municipaux samedi après-midi à Mulhouse, dans une attaque qualifiée « d’acte de terrorisme » par le chef de l’Etat Emmanuel Macron.

Selon des témoignages concordants obtenus par l’AFP, l’assaillant a crié « Allah o akbar » (« Dieu est le plus grand » en arabe) à plusieurs reprises, lors de l’attaque mortelle qui a touché un Portugais de 69 ans, et lors de son interpellation par les forces de l’ordre.

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