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France: l’influenceur algérien « Zazouyoucef » sera jugé pour apologie du terrorisme
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Youcef Aziria, un influenceur algérien interpellé vendredi matin à Brest après des vidéos appelant sur TikTok à commettre des actes violents, sera jugé le 24 février par le tribunal correctionnel de Brest pour « apologie publique d’un acte de terrorisme », a annoncé le parquet samedi.
Agé de 25 ans, le suspect, connu comme Zazou Youssef sur les réseaux sociaux, a été placé en détention provisoire à l’issue de sa garde à vue samedi après-midi, indique dans un communiqué le procureur de la République de Brest, Camille Miansoni. Il encourt une peine de sept ans d’emprisonnement et de 100.000 euros amende, précise le procureur.
L’influenceur algérien «Zazou Youcef» (400 000 abonnés sur TikTok) a été interpelé vendredi aux alentours de 19h30 à Échirolles, en Isère, pour avoir incité à la violence contre les opposants au régime algérien en France.
Youcef Aziria, né à Mostaganem dans le nord-ouest de l’Algérie, a déclaré être arrivé en France en 2020 et avoir reçu un titre de séjour en mars 2023, valable jusqu’au 14 mars 2024.
Lors des émeutes urbaines qui ont secoué la France en juin 2023, il avait été interpellé pour avoir pris part à la dégradation d’un complexe sportif à Brest et condamné à 12 mois d’emprisonnement.
« Il a fait appel de sa condamnation », ce qui explique pourquoi il n’a pas été emprisonné, a dit le préfet du Finistère, Alain Espinasse, dans des déclarations à la presse.
Il était inscrit au fichier des personnes recherchées pour s’être soustrait à une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Un autre influenceur en garde à vue
Vendredi, un autre influenceur algérien, ayant appelé «à commettre des attentats en France», a été également interpellé. Il s’agit de l’influenceur algérien «imadtintin», qui gère le compte «Bledar de luxe».
«Ce soir, l’influenceur algérien “imadtintin” est en garde à vue. Lui aussi devra répondre des ignobles propos tenus sur TikTok devant la justice. Ne rien laisser passer», a écrit sur le réseau X le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.
Ce soir, l’influenceur algérien « imadtintin» est en garde à vue. lui aussi devra répondre des ignobles propos tenus sur TikTok devant la Justice.
Ne rien laisser passer https://t.co/sx0aVO8MRp— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) January 3, 2025
Le ministre de l’Intérieur a repris un tweet de l’opposant algérien exilé en France, Chawki Benzehra, dans lequel il a publié une vidéo qui cumule 858 000 vues sur TikTok, dans laquelle «Imad Tintin» a appelé «à brûler, tuer et violer sur le sol français».
« Ne rien laisser passer »
L’influenceur, habitant à Grenoble, a exprimé dans la vidéo datant du 30 décembre, retirée après l’arrestation de «Zazou Youcef», sa solidarité avec ce dernier. Cet ex-militaire algérien en situation irrégulière en France a appelé expressément la communauté algérienne en France à perpétrer des attentats et des violences en Algérie.
🚨Un autre influenceur algérien 🇩🇿 habitant à Grenoble 🇫🇷 appelle à brûler vif, tuer et à violer sur le sol français toute personne qui s’opposerait au régime algérien et exprime sa solidarité avec zazouyoucef arrêté ce matin❗️Il s’agit d’un ex-militaire 🇩🇿 en situation… pic.twitter.com/2o6RsCpX5o
— Chawki Benzehra شوقي بن زهرة (@ChawkiBenzehra) January 3, 2025
Dans un post sur X, l’opposant algérien Chawki Benzehra, qui bénéficie de l’asile politique en France, a indiqué qu’Imad Tintin «l’a cité à plusieurs reprises (Chawki de Lyon), promettant de venir me chercher à Lyon car j’aurais “défié Allah” et que je serai une “balance” payé par la France». «En espérant que Monsieur Bruno Retailleau prendra ce cas très au sérieux vu le profil de l’individu… Une campagne de terreur est en train d’être lancée sur le territoire français par des personnes soutenant et se disant proches du régime algérien», a-t-il ajouté.
Dans ces deux annonces des arrestations, le ministre français de l’Intérieur a écrit «ne rien laisser passer», laissant entendre que la France ne céderait pas face aux menaces algériennes de déstabiliser le pays à la suite du froid diplomatique qui s’est installé après la reconnaissance française de la marocanité du Sahara.
