Un haut responsable américain a assuré samedi qu'Israël avait "plus ou moins" donné son accord…
Gaza : dix pays pressent Israël d’autoriser l’entrée de l’aide humanitaire
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Une dizaine de pays dont la France, le Canada et le Royaume-Uni ont exhorté mercredi Israël à laisser entrer « sans entrave » l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, estimant que la situation humanitaire y restait « désastreuse ».
« En dépit d’un accroissement de l’aide entrant à Gaza, la situation demeure désastreuse et les approvisionnements sont insuffisants pour répondre aux besoins de la population », déplorent les ministres des Affaires étrangères de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l’Espagne, de la France, de l’Irlande, de l’Islande, du Japon, de la Norvège, du Portugal et du Royaume-Uni dans un communiqué commun.
« Israël a donné son accord au plan de paix en 20 points du Président Trump, qui comportait l’engagement de faire entrer et distribuer dans la bande de Gaza, sans ingérence, l’aide humanitaire coordonnée par les Nations Unies et le Croissant-Rouge », rappellent-ils.
Ils demandent donc au gouvernement israélien « de prendre d’urgence les mesures essentielles » telles que « garantir la possibilité pour les ONG internationales de mener des opérations à Gaza, en levant notamment les exigences strictes relatives à leur enregistrement », « rouvrir tous les points de passage, notamment en mettant en oeuvre le projet annoncé de réouverture dans les deux sens du point de passage de Rafah ».
Cette déclaration commune intervient alors que le retour de la dernière dépouille d’otage israélien lundi, exigé par Israël avant toute nouvelle avancée des négociations pour un retour à la paix, a ouvert la voie à la réouverture de Rafah, passage crucial pour l’acheminement de l’aide humanitaire.
Elle est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire, mais Israël a déjà précisé qu’elle serait « limitée » aux piétons et soumise à « un mécanisme complet d’inspection israélien ».
Les 10 pays ont par ailleurs condamné la démolition par les autorités israéliennes du siège de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) à Jérusalem-Est, le 20 janvier dernier.
« Cet acte sans précédent commis par un État membre de l’Organisation des Nations Unies contre une institution des Nations Unies constitue une nouvelle tentative inacceptable de saper la capacité d’action de l’institution », ont-ils souligné.
Le site détruit n’était plus occupé par l’Unrwa depuis l’interdiction il y a un an de ses activités par Israël, qui accuse cette agence de liens avec le Hamas.
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Les autorités israéliennes ont accusé des employés de l’agence d’avoir participé à l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
L’ONU avait annoncé en août 2024 avoir limogé neuf de ses employés à Gaza, indiquant qu’ils pouvaient avoir été impliqués, tout en précisant que leur commission d’enquête n’avait pas pu authentifier les renseignements utilisés par Israël pour fonder ses allégations.
